Togo : les membres de la Ceni prêtent serment


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Les nouveaux membres de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) élus les 15 et 17 octobre par l’Assemblée nationale togolaise ont prêté serment ce mercredi à Lomé devant les juges de la Cour constitutionnelle du Togo.

(De notre correspondant)

C’est en présence des membres du gouvernement et des ambassadeurs accrédités au Togo que s’est déroulée la cérémonie de prestation de serment des nouveaux membres de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), à Lomé au Togo. Treize membres sur les quinze désignés par les élus du peuple ont répondu ce mercredi à la convocation des juges de la Cour constitutionnelle. Deux d’entre eux étaient absents : Sibabi Boutchou de la Convention Démocratique des Peuples Africains (CDPA), retenu par son parti qui refuse de siéger au sein d’une « Ceni déséquilibrée » ; et Kogoe Akrima du Groupe de la Majorité Parlementaire (GMP) pour des raisons non communiquées.

Selon le ministre de l’Administration territoriale, Gilbert Bawara, « cette cérémonie de prestation de serment est une étape importante qui permet au processus électoral d’entrer dans une phase active et opérationnelle ». « Le gouvernement est ouvert à toute discussion avec l’ensemble des partis politiques », a indiqué le ministre Bawara à la fin de la cérémonie.

« C’est le pas qu’il fallait faire pour enclencher le processus. Les commissaires nommés vont servir le peuple togolais. Notre mission est certes exaltante, mais sensible. Nous essayerons par notre probité et honnêteté de servir tous les Togolais. C’est une Ceni de la nation togolaise », a indiqué de son côté, Jean-Claude Homawoo, membre élu dans les rangs de l’Union des forces de changement (UFC, opposition).

Ces nouveaux membres de la Ceni devront bientôt piloter le processus devant conduire le Togo à des élections législatives et locales d’ici 2013. Il leur revient d’opérer en toute indépendance et impartialité et dans l’observation des normes et standards internationaux en matière d’élections libres, transparentes, fiables, équitables et crédibles.

Les partis de l’opposition tels que la CDPA et le CAR ont annoncé leur « refus » de participer au processus lancé et exigent du gouvernement, l’ouverture « de dialogues ».

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