Terrorisme : « La France n’est pas en guerre contre l’islam », selon Valls

Suite à l’attentat de ce vendredi perpétré dans une usine à Saint-Quentin Fallavier, en Isère, Manuel Valls, qui insiste sur une riposte à la mesure des attaques, précise que « la France n’est pas en guerre contre l’islam ».

L’attentat de ce vendredi 26 juin juin 2015, dans une usine à Saint-Quentin Fallavier, en Isère, est encore sur toutes les lèvres. Une décapitation terroriste en terre française, le geste de trop qui pousse les autorités à envisager une riposte contre les initiateurs de ces actes. C’est dans ce contexte que le Premier ministre français, dans les colonnes du Journal du dimanche, recadre le débat pour préciser que « Nous ne sommes pas en guerre contre l’islam ».

Selon le chef du gouvernement, qui qualifie les attaques terroristes de guerre de civilisation, « la bataille se situe au sein même de l’islam avec, d’un côté, un islam pratiqué par l’immense majorité de nos compatriotes de confession musulmane qui revendiquent des valeurs humanistes universelles et, de l’autre, un islamisme obscurantiste et totalitaire ».

Manuel Valls, qui estime que chez beaucoup de Français, la peur a remplacé l’émotion qui prévalait après les attentats de janvier, est d’avis que les « polémiques et divisions nous affaiblissent ». Et le Premier ministre d’appeler les Français à se montrer « unis et rassemblés ».

Pour Manuel Valls, « désormais, la menace est partout, et cela va durer pendant des années », soulignant qu’en janvier (attentat contre Charlie Hebdo et l’attaque de l’Hyper Cacher), « c’est l’émotion qui prévalait chez les Français, cette fois, c’est la peur ». Précisant que la « France n’est pas en guerre contre l’islam », le chef du gouvernement se veut rassurant : « grâce au travail de surveillance notamment sur les lieux de culte, de prière, grâce au travail de renseignement, grâce au travail que nous effectuons aussi avec les autorités de l’islam, nous combattons les risques de radicalisation de ceux qui peuvent basculer dans le terrorisme ».

Yassin Salhi, le Français d’origine marocaine de 35 ans, père de 3 enfants, qui est accusé d’avoir tenté de faire sauter une usine de gaz après avoir décapité son propre employeur, est toujours en garde à vue. Il aurait commencé à parler ce samedi 27 juin, après près de 24 heures de mutisme.