Tchad : Idriss Deby fustige le manque de coordination militaire face à Boko Haram

Reçu à Abuja par l’ex-dirigeant nigérian, Goodluck Jonathan, le Président tchadien, Idriss Deby déclare regretter l’absence de coordination entre les différentes armées engagées dans la lutte contre la secte Boko Haram.

C’est face aux journalistes que le Président tchadien Idriss Deby a révélé le manque des stratégies militaires au sein de ces forces coalisées opposées aux hommes d’Abubakar Shekau, qui commettent des exactions à l’encontre des populations civiles, violent et enlèvent les femmes.

Depuis deux mois, des forces armées du Tchad, du Cameroun, du Niger et du Nigeria font face aux combattants du groupe terroriste Boko Haram, qui sème la terreur dans la sous-région. Selon le Président tchadien, l’armée du Nigeria et celle du Tchad opèrent « séparément » sur le terrain, ce qui n’aide pas à atteindre leurs objectifs. « Si elles opéraient de concert, elles auraient atteint davantage d’objectifs », souligne M. Deby.

Grâce aux offensives menées par les différentes forces, les autorités nigérianes ont récupéré plusieurs localités qui étaient sous le contrôle de Boko Haram dans le nord du pays. Le Cameroun, quant à lui, a repoussé plusieurs attaques et incursions de ces combattants
Une source de l’armée camerounaise a déclaré, lundi, que deux militaires ont été tués par les insurgés au cours du week- end et deux combattants islamistes ont été abattus lors des combats.

Par ailleurs, une source militaire indique que 20 autres personnes ont été tuées le week-end dernier, suite à des attaques lancées contre des villages camerounais, frontaliers avec le Nigeria. La porosité des frontières entre les différents pays a rendu plus complexe le travail des forces sous-régionales qui peinent à harmoniser leurs stratégies communes face à ce groupe islamiste.