Tchad : coup de force de Boko Haram

Le groupe terroriste Boko Haram

Le groupe terroriste Boko Haram a perpétré une attaque meurtrière contre les forces armées tchadiennes, tuant près de cent soldats. Les assaillants ont aussi emporté du matériel militaire.

Drame au Tchad où le groupe djihadiste Boko Haram, qui a prêté allégeance au mouvement terroriste Etat Islamique, a lancé un assaut contre des militaires des forces de défense et de sécurité tchadiennes, à Boma, dans la province du Lac au Tchad. L’assaut a été lourd de conséquences puisqu’il a occasionné de lourdes pertes, en vies humaines, dans les rangs de l’armée de ce pays d’Afrique Centrale.

Selon des sources sécuritaires tchadiennes, les assaillants ont entraîné la mort de 92 soldats, ajoutant que le coup était bien planifié d’autant que même les renforts ont été pris pour cible par des tirs nourris qui les ont empêchés d’arriver sur le théâtre des opérations. Beaucoup de ces soldats venus en renfort auraient d’ailleurs péri au cours de cette attaque d’une rare violence.

D’ailleurs, le Président tchadien, Idriss Déby, qui s’est rendu sur les lieux de l’attaque, mardi 24 mars 2020, a reconnu que c’était la première fois que son armée perdait autant d’hommes. Le chef de l’Etat, qui a salué la bravoure de ses hommes, a décidé de porter le combat, faisant part de sa décision de rester dans la province, afin de préparer une « réplique foudroyante » à l’ennemi, qui vient de franchir une ligne rouge.

Certains témoins évoquent un bilan beaucoup plus lourd que les pertes en vies humaines annoncées par les autorités, tellement l’attaque a été violente. Mieux, ajoutent ces témoins, il n’est pas à écarter que les assaillants aient emporté avec eux des soldats. Ce qui pourrait justifier la décision ferme prise par Idriss Déby de prolonger son séjour dans la région afin de débusquer les assaillants. Au besoin, libérer ses « hommes » pris en otage.

Au cours de leur repli, les éléments du groupe Boko Haram, qui auraient détruit une vingtaine de voitures et autres blindés de l’armée tchadienne, auraient emporté par devers eux du matériel militaire.