Suspension de RFI et France 24 au Mali : le ministère français des Affaires étrangères invite Bamako à reconsidérer sa décision


Lecture 2 min.
Jean-Yves Le Drian, diplomate français
Jean-Yves Le Drian, ministre français des Affaire étrangères

La suspension définitive, le mercredi 27 avril 2022, de RFI et France 24, au Mali continue de susciter des réactions. Ce jeudi, c’est au tour du ministère français des Affaires étrangères de se fendre d’un communiqué pour, non seulement dénoncer le fait, mais également adresser une invite aux autorités maliennes de transition.

La décision des autorités maliennes de suspendre définitivement RFI et France 24 préoccupe au plus haut point en France. En témoigne le communiqué rendu public ce jeudi par le quai d’Orsay. «La France exprime sa plus vive préoccupation après l’annonce par les autorités maliennes de transition de la suspension définitive de la diffusion de RFI et de France 24 au Mali», commence le communiqué. «Il s’agit d’une grave atteinte à la liberté de la presse et à la liberté d’expression, dans un contexte de tentatives répétées de manipulation de l’information au Mali. Ces chaînes diffusent leurs programmes dans le plein respect des principes d’intégrité, d’impartialité et d’indépendance», peut-on y lire.

Le ministère des Affaires étrangères réaffirme l’attachement de la France à ces valeurs cardinales, quelle que soit la région. «Face aux restrictions croissantes à la liberté d’expression et à la liberté de la presse, en ligne comme hors ligne, ainsi qu’à la multiplication des manipulations de l’information, la France réaffirme son engagement constant et déterminé en faveur de la liberté de la presse, de la liberté d’expression et de la protection des journalistes et de tous ceux dont l’expression concourt à une information libre et plurielle et au débat public, au Mali et partout dans le monde», précise le texte. Et d’adresser une exhortation à l’attention des autorités maliennes : «la France appelle les autorités de transition à reconsidérer leur décision».

Reste à savoir si cet appel rencontrera un écho favorable du côté de Bamako où la tension avec la France ne faiblit pas.

Avatar photo
Historien, Journaliste, spécialiste des questions socio-politiques et économiques en Afrique subsaharienne
Facebook Linkedin
Newsletter Suivez Afrik.com sur Google News