Stromae au sommet de son art

Le jeune artiste d’origine belgo-rwandaise est au sommet de son art. Il réalise un véritable carton avec son album « Racine Carrée », sorti le 19 août, dont les titres Papaoutai et Formidable sont les tubes de l’été.

Stromae, de son vrai nom Paul Van Haver, réalise un véritable succès avec son album Racine Carrée, sorti le 19 août, qui s’est vendu à 80 000 exemplaires. L’un des titres de son album Formidable dont la vidéo a été visionnée par plus de 15 millions d’internautes a conquis les foules. Qui est ce jeune artiste au succès fulgurant ?

Stromae et l’art de l’interprétation

Stromae est un jeune artiste belgo-rwandais de 28 ans à la fois auteur, compositeur et interprète. Il débute dans la musique en apprenant le solfège. C’est dans l’ombre qu’il a réellement fait ses premiers pas en composant pour Kery James, Melissa M et Anggun. Stromae, dans ses chansons, a l’art de choisir les mots justes pour conter les maux de la société. Ses paroles, plutôt parlées que chantées, font l’originalité de sa musique . Il a l’art des jeux de contrastes, en mélangeant la house et l’électro/techno à d’autres styles musicaux, il réussit à allier sons dansants à des paroles sombres, le tout donnant un ensemble tout à fait harmonique. Il dispose d’un style musical et d’un physique qui lui sont propres et qu’il a su utiliser pour créer le buzz. Il aborde avec justesse des thèmes graves, comme la maladie ou l’abandon.

Puisse sa source dans son vécu

Sa principale source d’inspiration lui vient de son enfance et du rapport avec son père Rwandais. La relation père-fils est un thème récurrent dans ses chansons. « Coureur et dragueur. J’ai appris bien après que j’avais des demi-frères et des demi-sœurs. Il était architecte et faisait des allers-retours entre la Belgique et le Rwanda. J’ai dû le voir vingt fois dans ma vie et il est mort pendant le génocide rwandais. Mais il avait déjà disparu pour moi ». Le texte de Papaoutai raconte la souffrance de l’absence de son père qu’il a peu connu. Il y évoque également sa mémoire, car il a disparu pendant le génocide rwandais. Par ailleurs, Stromae décrit la vision pessimiste que peut avoir la jeunesse européenne sur sa condition.

Il a été récompensé à maintes reprises, comme en 2009, par un Music Awards de la « Révélation musicale belge francophone 2009 », et en 2011, par les Victoires de la musique de « l’Album de musiques électroniques ou danse de l’année ».