Soutien de personnalités de renom nationales et internationales aux détenus politiques algériens : l’effet boule de neige !

Des personnalités signataires d’un appel à la libération des détenus du Hirak ainsi que des journalistes condamnés dénoncent l’acharnement du gouvernement algérien à leur encontre.

« La condamnation à deux ans de prison ferme de Khaled Drareni ce 15 septembre 2020, ainsi que celle d’Abdelkrim Zeghilèche à la même peine, sont l’ultime démonstration de cette justice aux ordres. Les peines écopées par ces deux journalistes, punis pour avoir exercé avec honnêteté, responsabilité et engagement leur travail d’information, sont les plus lourdes prononcées contre des journalistes depuis l’indépendance de l’Algérie », ont annoncé ces personnalités.

Parmi les personnalités nationales et internationales signataires du document, figurent des universitaires libanais, marocains, français, syriens, égyptiens, sénégalais et espagnols mais également Noam Chomsky (philosophe et linguiste), Nacer Djabi (sociologue) ou encore Pierre Audin (fils du martyr Maurice Audin mort pour l’Algérie pendant la Guerre d’Indépendance).

Tous exigent, au nom du peuple algérien, « l’engagement, par le dialogue et la négociation avec les acteurs du Hirak, d’une véritable transition démocratique, pouvant assurer un Etat de droit, garant des libertés individuelles et collectives ».

Ces personnalités rappellent la vocation pacifique de la révolution du sourire depuis le 22 février 2019, vocation à laquelle le gouvernement répond par la violence institutionnelle en utilisant la justice algérienne afin d’appliquer sa politique répressive. Ils précisent qu’ « Au lieu de suivre la voie de la sagesse et le sens élevé des responsabilités montrés par les acteurs du soulèvement et de répondre à leurs aspirations légitimes, les dirigeants algériens, toujours préoccupés par leurs luttes internes de pouvoir, échafaudent des feuilles de route remplies de promesses visant la sauvegarde de leurs propres intérêts ».

Comme tous les soutiens aux détenus politiques, dans cet appel, les signataires entendent exiger la libération « immédiate et sans condition de tous les journalistes et de tous les détenus politiques et d’opinion ». Ils rappellent que l’Algérie a ratifié de nombreux traités et conventions de défense des droits humains qui sont aujourd’hui bafoués. Malgré les avertissements des organisations internationales parmi lesquelles l’ONU et l’Union Européenne, les signataires de l’appel souhaitent voir ces organisations exiger de l’Etat Algériens qu’ils respectent ces engagements.

Ils interpellent également directement Abdelmadjid Tebboune : « Nous appelons solennellement le chef de l’Etat algérien à faire respecter, effectivement, les droits et libertés des citoyennes et des citoyens établis par les conventions internationales et dûment ratifiées par l’Algérie ».