Soudan : Omar El-Béchir nargue de nouveau la CPI et se rend en Mauritanie

Le président soudanais, Omar El-Béchir, est arrivé en Mauritanie ce dimanche 26 juillet pour assister à un sommet africain sur l’environnement lundi à Nouackchott. Quelques semaines après avoir échappé aux mailles du filet de la Cour pénale internationale (CPI), lors du sommet de l’UA en Afrique du Sud, l’homme fort de Khartoum a quitté à nouveau son pays alors qu’il est poursuivi par la juridiction internationale pour crimes de guerre et crime contre l’humanité.

Le président soudanais, Omar El-Béchir, est arrivé à Nouakchott dans la capitale mauritanienne ce dimanche pour assister à un sommet sur l’initiative de la Grande Muraille Verte, destinée à freiner l’avancée du désert en Afrique.
Avec ce nouveau voyage à l’étranger, le président Omar El-Béchir vient de braver la Cour pénale internationale (CPI) qui le soupçonne de crimes contre l’humanité.

Rappelons que le président soudanais a échappé de justesse au mandat d’arrêt lancé contre lui par la CPI lors du dernier sommet de l’OUA qui s’est tenu en Afrique du Sud en juin dernier. Quelques semaines après cette visite tumultueuse qui avait défrayé la chronique, le dirigeant soudanais, poursuivi pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité, se rend en Mauritanie qui, jusque-là, n’a pas ratifié le statut de Rome, ce qui de facto exclut toutes poursuites par la CPI sur son propre territoire.

De nombreux pays africains subsahariens assisteront à ce sommet ce lundi qui se terminera en fin de journée, dont le Burkina Faso, le Sénégal, le Mali, le Tchad. Omar El-Béchir dirige le Soudan depuis 1989 et est poursuivi par la CPI pour génocide contre la population civile de la région du Darfour, dans l’ouest du pays, durant le conflit qui a éclaté en 2003. Au début de la crise, une insurrection armée menée par des hommes noirs qui protestaient contre leur marginalisation par le régime arabe d’El-Béchir. La réponse de Khartoum ne s’est pas faite attendre. Des forces armées soudanaises et une milice armée répriment la rébellion dans le sang.

Selon l’ONU, 300 000 personnes avaient été tuées et quelques 2,5 millions d’autres ont été forcées à l’exile. Des chiffres catégoriquement rejetés par le gouvernement d’El-Béchir qui affirme que seuls 100 000 civils ont péri lors de ce conflit.