Soudan du Sud : le choléra tue 39 personnes

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a annoncé ce mardi 21 juillet 2015 le décès d’au moins 39 personnes au Soudan du Sud, lié à l’épidémie du choléra. Une épidémie qui frappe très fort au cœur d’un État très faible sur le plan économique.

Au soudan du Sud, le choléra tue encore beaucoup. L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a annoncé ce mardi la mort d’au moins 39 personnes causée par l’épidémie du choléra. D’après les données fournies par l’Organisation Internationale, 1 212 cas ont été enregistrés, dont les 39 victimes. L’Organisation mondiale de la Santé ajoute que la capitale Juba a reçu le plus grand taux d’infection de la maladie. L’épidémie s’est également propagée vers l’État de Jongei, un État particulièrement frappé par la guerre civile de 2013, qui dure depuis déjà 19 mois.

Les autorités se mobilisent pour juguler la propagation de l’épidémie. Dans la localité de Bor et de Juba, des centres de traitement et de réhydratation ont été ouverts. Les partenaires humanitaires désintoxiquent les forages, à travers la chloration d’eau fournie par des camions citernes. L’épidémie a officiellement été annoncée par le ministre soudanais de la santé le 23 juin dernier. Le premier a été recensé un mois plutôt, le 18 mai dans un camp de réfugiés à Juba, dans la capitale. Toutefois, les efforts sont loin de porter leurs fruits. De source proche, l’éradication de l’épidémie, transmise par la mauvaise qualité de l’eau, pose un défi majeur pour le gouvernement et les services d’urgence.

« Une situation économique mal en point »

Selon le Bureau de Coordination des Affaires humanitaires de l’ONU, les efforts pour mettre fin au choléra sont en train d’être freinés par « une situation économique mal en point ». « Les gens n’ont même pas les moyens d’acheter de l’eau potable », déclare le Bureau. « Ceux qui ont les moyens dépensent deux fois plus qu’ils ne faisaient il y a juste quelques mois », ajoute l’ONU.

Le déclenchement du choléra n’est pas chose nouvelle au Soudan du sud. L’année dernière, au moins 167 personnes avaient péri avant que l’épidémie ne soit jugulée plus tard. Rappelons que le Soudan du sud abrite un très fort taux de réfugiés éparpillés dans les camps mis en place par l’ONU. Depuis le début de la crise, environ 2,25 millions de personnes ont été forcées à abandonner leurs maisons, alors que les combattants des deux côtés refusent d’endosser toute responsabilité et se rejettent mutuellement la balle.

Depuis en effet 19 mois, le président Salva Kiir et son rival et ancien vice-président Riek Machak se combattent. Les deux hommes s’affrontent tous les deux pour le contrôle du pouvoir. En attendant, cette crise a fait plusieurs millions de morts et des milliers de déplacés. Chacun des camp se livrent à des exactions très graves, qui va à l’encontre des droits de l’Homme, selon l’ONU. Malgré l’annonce de nombreux cessez-le-feu, ces derniers n’ont jamais été respectés. Ni par le camps du président ou de celui de son rival. La popualtion, elle, continue de payer le plus lourd tribut…