Sommet pour un monde sans paludisme

ONG et représentants des gouvernements africains se retrouveront à Dakar, le 25 avril, pour un plan concerté de lutte contre une des maladies les plus meurtrières d’Afrique.

Haro sur le paludisme. Tel est le mot d’ordre lancé par 50 pays africains et les représentants du G8 (Groupe des huit pays les plus industrialisés), qui se réuniront à Dakar le 25 avril dans un sommet destiné à endiguer une maladie faisant encore un million de victimes chaque année.

Les dirigeants de 10 agences internationales de développement ainsi que le président du Nigeria Olusegun Osabanjo,devraient également être présents, à cette première mondiale co-organisée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). But de la manoeuvre : adopter une déclaration commune et publier de nouvelles statistiques démontrant les effets catastrophiques sur les économies locales. Prélude à une campagne d’éradication au niveau mondial, le  » Roll back Malaria  » dont l’objectif est de réduire de 50% les décès liés à la maladie dans les dix prochaines années.

2173 morts par jour

Et si le taux de mortalité lié au paludisme est très faible (moins de 1% au Mozambique), grâce au développement du traitement par le médicament FANSIDAR, plus efficace que la Chloriquine, reste que sa fréquence, rend incontournable, le renforcement de politique de prévention.

Selon le ministre de la santé Mozambicain, Francisco Songane, 60% des hospitalisations de ce pays d’Afrique australe seraient dues à la malaria. Un fléau pour l’économie, car le patient ne peut reprendre le travail qu’au terme de trois jours minimum de repos.

Pour inciter la communauté internationale à s’investir plus encore dans la lutte contre la maladie, Mme Stella Obasanjo, femme du président nigérian, a lancé mardi dernier, à Abuja Eagles Square, la plus grande moustiquaire du monde que 225 écoliers ont déployée alentour.

225, c’est le nombre d’Africains, principalement des enfants, qui décèdent du paludisme toutes les deux heures et demie. Soit 2 173 par jour.