Sommet de l’Elysée : les décisions prises pour lutter contre l’insécurité en Afrique

Plusieurs décisions ont été prises après une réunion à huis clos d’une quarantaine de chefs d’Etat africains, réunis à l’occasion du Sommet de l’Elysée qui s’est ouvert ce vendredi après-midi. L’objectif de cet évènement est de créer une force africaine d’intervention rapide qui puisse gérer les conflits du continent.

Les Sommets en Afrique, on le sait, ont rarement débouché sur des actions concrètes. Donc en quoi celui de l’Elysée sur la paix et la sécurité en Afrique qui s’est ouvert ce vendredi sera-t-il différent ? Est-ce un énième sommet qui éclipse l’essentiel ? L’avenir le montrera. En attendant, plusieurs décisions ont été prises pour permettre une lutte plus efficace contre l’insécurité en Afrique et dessiner l’architecture d’une future force d’intervention africaine qui puisse régler les crises les plus aigües du continent.

Après la réunion d’une quarantaine de chefs d’Etat africains avec le Président François Hollande et le ministre français des Affaire étrangères, Laurent Fabius ainsi que le ministre de la Défense Yves Le Drian, il a été décidé qu’une formation sera octroyée par la France à 20 000 soldats africains par an, pendant cinq ans. La France appuiera également la fameuse force africaine d’intervention intitulée Capacité africaine de réaction immédiate aux crises (CARIC). Paris devrait notamment mutualiser les capacités aériennes qui permettront le déploiement de cette force.

Le trafic de drogue, notamment en Afrique de l’Ouest, est un véritable fléau. Par conséquent, il a été décidé qu’un débat sur la question sera bientôt organisé par le Conseil de sécurité de l’ONU et une réunion de chefs d’Etat et de gouvernement aura lieu dans le cadre du G8. Il est prévu aussi que la sécurité des frontières soit renforcée notamment au niveau du Mali et du Niger. La prise du nord-Mali en mars 2012 par les groupes armés, plongeant le Mali, dans une profonde crise, a révélé la fragilité du dispositif mis en place par les autorités pour sécuriser les frontières.

La sécurité maritime est aussi depuis de nombreuses années au cœur des préoccupations du continent. Une formation sur l’action de l’Etat en mer en Afrique sera délivrée aux autorités. De même, face à l’ampleur que prend le terrorisme, l’ONU et Interpol apporteront leur soutien à la lutte pour le contrôle des flux financiers du terrorisme.