Soft Sheen Carson met la coiffure ethnique à l’honneur

« La coiffure ethnique cherche ses stars » : c’est l’objectif avoué de la première édition européenne des Golden scissors Award. Ce concours, organisé par Soft Sheen Carson Europe, filiale du groupe l’Oréal, s’est tenu, dimanche dernier, au Disney Village de Marne-la-Vallée (région parisienne). Huit finalistes provenant d’Angleterre, de France et des DOM-TOM ont montré et démontré l’étendue de leurs talents. C’est la guadeloupéenne, Fabiola Nabajoth, qui est repartie avec le trophée.

La première édition européenne des Golden Scissors Award, s’est tenue, dimanche 23 février, à Marne-la-Vallée (banlieue parisienne), au sein du parc Disneyland. Professionnels du cheveu et de la coiffure afro-caraïbéenne répondaient à l’invitation de la division européenne de Soft Sheen Carson, filiale « ethnique » du groupe français l’Oréal. Fabiola Nabajoth, représentante de la Guadeloupe, a remporté ce concours devant les sept autres finalistes. A la clé : 5 000 euros, des produits Softsheen mais surtout le début de la notoriété. Le deuxième et le troisième prix sont respectivement revenus à Georges Kosit de Londres et Aude Théolade de Guyane.

Technique et créativité : critères majeurs

« Ça me fait vraiment chaud au coeur ! C’est la preuve que notre travail est remarqué et c’est aussi une manière de mettre en valeur la culture afro-caraïbéenne bien souvent maltraitée et mise de côté », affirmait la lauréate, quelques minutes après sa nomination. Un avis que partage également le président du jury de ce concours, le coiffeur américain, Jonathan Wright, basé à Chicago. « Aux Etats-Unis, nous sommes très en avance sur le sujet mais ce genre d’évènement démontre que l’Europe s’inscrit dans cette dynamique positive et c’est une bonne chose ».

En plus des trois finalistes, des prix d’honneur ont été également attribués : meilleur défrisage, meilleure coloration et meilleur book. L’événement met un point final à un concours lancé en novembre 2002 et qui a fait l’objet d’une quarantaine de candidatures. Les huit finalistes ont été jugés sur « leur créativité, leur motivation et leur compétence dans le domaine de la coiffure ethnique » autour de deux thèmes : Street Hair, une coiffure à porter au quotidien et Bride, une coiffure pour un jour exceptionnel. Les coiffeurs se sont exécutés, sur des oeuvres quasi-achevées, devant un jury composé de professionnels de la beauté et de la coiffure « ethnique ». L’on comptait parmi eux la présence de Miss France 2003, Corinne Coman.

Soft Sheen Carson mise sur le marché européen

« C’est une grande première pour nous, un vrai mariage de culture entre l’Afrique, l’Europe et l’Amérique qui sont nos trois têtes de ponts. Nous sommes très heureux de ce show ethnique qui rassemble huit finalistes qui sont de vrais professionnels de la coiffure », commentait Jean-Marc Auverlau, directeur général de Softsheen Carson Europe.

Avec cette compétition, l’Oréal, à travers Soft Sheen Carson, affiche clairement ses prétentions : s’affirmer comme la marque de référence pour les professionnels de la coiffure « ethnique » en Europe. Déjà leader sur le marché des soins capillaires destinés aux cheveux afro-caraïbéens, la jeune structure, née il y a deux ans de la fusion de Softsheen et de Carson au sein du groupe l’Oréal, souhaite se faire mieux connaître sur le vieux continent. « Ce marché est stratégique pour nous, même si il est difficile à évaluer de façon très précise. Contrairement aux Etats-Unis, en France, il n’est pas possible de poser des questions d’ordre racial. Nous débutons nos différentes actions sur le terrain (formation et animations) par la France et l’Angleterre », explique Christine Gichuki, chargée de communication.

On évalue la population afro-caraïbéenne à 12% en Europe. En France, les femmes afro-carïbéennes dépenseraient trois fois plus, hors coiffeurs, que leurs semblables de type caucasien. En France le marché représente trois millions d’âmes, soit un chiffre d’affaires estimé à 53 millions d’euros. Une véritable aubaine pour la multinationale, qui avec Dark and Lovely, sa marque grand public détient 47 % du marché africain, soit 95 millions de dollars américains (88 millions d’euros).

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