Sica 2005 : bilan des festivités

La deuxième édition des trophées Sica s’est achevée le samedi 26 novembre 2005. La soirée de gala, qui s’est déroulée au Centre International de Conférence de Cotonou (Bénin), s’est clôturée par les victoires respectives du Bénin et du Burkina-Faso, pour les Trophées du meilleur artiste moderne d’inspiration traditionnelle et du meilleur présentateur 2005. Afrik dresse un bilan des festivités en donnant la parole aux lauréats et aux promoteurs de l’évènement.

Par Akeem Kossoko

Le rideau est tombé sur les Sica 2005. Les Stars de l’Intégration et de la Culture Africaine (SICA) ont été récompensées le samedi 26 novembre 2005 au Centre International de Conférence de Cotonou, au terme d’une soirée de gala riche en rebondissements. Après une semaine de festivités et d’animations tous azimuts, le nom des lauréats a été communiqué par le jury à la suite d’une délibération quelque peu difficile. La Béninoise Zouley Sangaré remporte le trophée du meilleur artiste moderne d’inspiration traditionnelle, permettant ainsi à son pays de conserver le titre, tandis que Soulemane Ouedraogo, digne représentant du Burkina Faso est parti avec le trophée du meilleur présentateur des Sica 2005. Alors que les regards se tournent déjà vers la prochaine édition des Sica, l’heure du bilan a sonné pour cette deuxième édition.

 Soulemane Ouedraogo, représentant du Burkina-Faso et meilleur présentateur des Sica 2005

Je suis vraiment très ému, car je ne m’attendais pas à gagner ce trophée. La cérémonie fut réussie, en dépit de quelques problèmes d’organisation. J’ai beaucoup de respect pour ceux qui exercent le métier d’animateur, un métier qui n’est pas toujours reconnu à sa juste valeur. Car il nécessite, en dehors du talent, beaucoup de la culture générale. Ce trophée consacre des années de métier et m’encourage à aller de l’avant. Les Sica oeuvrent en faveur de l’intégration, j’estime que c’est une très bonne chose.

 Zouley Sangaré, représentante du Bénin et meilleure artiste des Sica 2005

Vive l’intégration africaine ! C’était une très belle fête et le plus chanceux à gagner. Le morceau qui m’a permis de décrocher mon trophée est issu de l’album Souda, qui est sorti depuis trois ans. Cela fait maintenant une dizaine d’années que je chante, mais le chemin est encore long, car pour mon art est une remise en cause perpétuelle. Mon souhait est de toujours aller de l’avant et de remporter d’autres récompenses.

 Patrick Bidilou, membre du jury

Le travail abattu par l’organisation est colossal, mais la perfection n’existe pas. Je pense qu’avec l’évolution du festival, des choses vont être revues et corrigées. Il faut féliciter tous ceux qui ont donné de leur temps et de leur sueur pour que cette deuxième édition des Sica soit une réussite. Au niveau du choix des lauréats, la décision ne fut pas aisée à prendre : les candidats nous ont vraiment donné du fil à retordre. Ils étaient aussi talentueux les uns que les autres. Cependant, le choix du jury a été objectif et a été influencé par la qualité des œuvres et les messages qu’ils véhiculaient.

 John Dossavi, membre du comité d’organisation

Au sujet de cette deuxième édition des Sica, je pense que l’on est en mesure de mieux faire, aussi bien au niveau de l’organisation que du timing. Je pense également que nous aurions pu rendre cet évènement beaucoup plus chaleureux. Pour ce qui est des récompenses attribuées, la bataille fut rude, dans la mesure où les artistes étaient tout aussi talentueux les uns que les autres. L’artiste qui a reçu le prix de la meilleure chanson d’inspiration traditionnelle, à savoir Zouley Sangaré, a mérité son titre. Elle a su convaincre le jury. J’estime que cette deuxième édition est la preuve que les Sica ont de l’avenir. Il nous suffit de donner une dimension internationale à cet événement. Cela passe, entre autres, par un plus grand professionnalisme, mais également par une plus grande cohésion entre les membres du comité d’organisation. Les Sica doivent être soutenus. Sans langue de bois, je dois avouer, qu’en ce qui concerne l’édition 2005, il nous faut revoir notre copie, afin de ne pas réitérer, l’an prochain, les erreurs de cette année.