Sept pays africains interpellent la Convention sur la Biodiversité

Sept pays d’Afrique de l’Ouest viennent d’élaborer une stratégie commune pour demander la prise en charge de leurs préoccupations environnementales à la 9ème conférence des parties sur la Convention sur la biodiversité (CDB), prévue du 19 au 30 mai à Bonn en Allemagne.

Le Sénégal, la Gambie, le Cap-Vert, la Guinée, la Guinée-Bissau, la Mauritanie et la Sierra Leone sont les différents pays couverts par le Programme régional de conservation marine et côtière de l’Afrique de l’Ouest (PRCM) à avoir élaboré une stratégie pour défendre une cause commune à la 9ème conférence internationale sur la Convention sur la diversité biologique.

Auparavant, Ils avaient adopté une Déclaration dans le même sens appelée « Déclaration de Banjul » et dégagé une stratégie commune lors de la réunion de Banjul des 15 et 16 avril 2008 organisée par le PRCM sous la présidence du ministère gambien de l’Environnement et de la Forêt.

Dans cette déclaration, les points focaux CBD et responsables des aires protégées de ces pays ont reconnu que des progrès énormes ont été faits pour l’atteinte des objectifs fixés dans le cadre du Programme de travail sur les aires protégées de la CBD en 2010 et 2012.

Une insuffisance des moyens consacrés à la protection de la nature

En effet, des efforts notoires ont été constatés dans le domaine de la création de réseaux d’aires protégées, du développement de mécanismes de financement novateurs, et de la prise en compte de la biodiversité dans les secteurs de la pêche, du tourisme et de l’agriculture dans ces pays ouest-africains, souligne le communiqué du du Bureau régional du Fonds mondial pour la nature (WWF) à Dakar.

Toutefois, malgré ces efforts, beaucoup reste à faire à en croire l’organisme de protection de la nature, « notamment l’insuffisance de moyens financiers durables et de ressources humaines qualifiées, la non prise en charge de la valeur économique et sociale de la biodiversité dans les stratégies de réduction de la pauvreté et enfin les effets négatifs des changements climatiques sur la biodiversité ».

C’est donc en vue de relever ces défis communs que ces pays, pour la première fois, se sont retrouvés pour préparer cette conférence sur la Convention sur la diversité biologique, qui se tient tous les deux ans depuis 1992 et dont les enjeux sont énormes, selon le communiqué du Bureau régional du Fonds mondial pour la nature.