Sénégal : un député arrêté, l’opposition accuse le pouvoir de violer la Constitution

Omar Sarr, le Secrétaire général adjoint du Parti Démocratique Sénégalais (PDS, opposition) par ailleurs député à l’Assemblée nationale, a été arrêté, tôt ce samedi matin, par des éléments de la DIC. Il est reproché au Coordinateur du parti libéral des propos outrageants contre le chef de l’Etat. L’opposition accuse  » le pouvoir de Macky Sall de violer la Constitution ».

Au Sénégal, l’opposition accuse « le pouvoir de Macky Sall de violer la Constitution », après l’arrestation par des éléments de la Division des investigations criminelles (DIC), ce samedi 19 décembre 2015 au matin, du député du Parti démocratique sénégalais (PDS), Omar Sarr. Il est reproché au Coordinateur du parti libéral des propos outrageants contre le chef de l’Etat.

« Des hommes en tenue viennent à cet instant même d’arrêter Oumar Sarr chez lui et le conduisent vers un endroit inconnu. Le règne de la terreur continue, le combat aussi continue jusqu’à la victoire finale. Quelle est l’urgence de l’arrêter à cinq heures un samedi matin. Pourquoi ne pas simplement lui envoyer une convocation pour un jour de la semaine. C’est de cette façon qu’on renforce l’état de droit dans le respect du citoyen. Les méthodes policières sont des méthodes d’intimidation du citoyen par un pouvoir qui a peur », a indiqué Me Amadou Sall sur sa page Facebook

« En dépit des dispositions de la Constitution du Sénégal, en son article 61, Oumar Sarr, le Secrétaire général national adjoint du PDS et député à l’Assemblée nationale a été arrêté chez lui vers 5 heures par la DIC, alors qu’il est en session parlementaire », déplore le PDS, dans un communiqué. « La Constitution vient d’être encore piétinée par le pouvoir de Macky SALL, au détriment de l’opposition. C’est le PDS, la malheureuse victime mais c’est aussi la démocratie qui reçoit un coup dur…», poursuit le communiqué.

Article 61 : « Aucun membre du parlement ne peut, pendant la durée des sessions, être poursuivi ou arrêté, en matière criminelle ou correctionnelle, qu’avec l’autorisation de l’assemblée dont il fait partie. »