Sénégal, Tchad : l’ONU s’oppose à l’éventuelle libération d’Hissène Habré

Hissène Habré, ancien Président du Tchad

Un rebondissement vient de s’opérer sur le cas de l’affaire Hissène Habré, ancien Président du Tchad, condamné au Sénégal en 2016. En effet, le Comité des Nations Unies contre la torture s’oppose à son éventuelle libération pour des raisons de santé.

Le Comité des Nations Unies contre la torture est décidé à faire en sorte que l’ancien Président tchadien Hissène Habré purge sa peine, après sa condamnation au Sénégal en 2016. Il a en effet écrit au Sénégal, pour s’opposer à l’éventuelle libération de l’ex-dictateur tchadien, notamment pour des raisons de santé.

Dans la correspondance adressée au Sénégal, le Comité des Nations Unies laisse entendre que les personnes condamnées pour crimes contre l’humanité ne sauraient faire l’objet de « libération prématurée ». Cette réaction ferme du Comité des Nations Unies contre la torture fait suite au fait que plusieurs voix se sont élevées à Dakar pour réclamer la libération de l’ex-homme fort de N’Djamena.

Hissène Habré ex Président de la République du Tchad, renversé par l’actuel Chef de l’Etat Idriss Déby, avait trouvé refuge au Sénégal, après sa chute du pouvoir en fin 1990. Traîné en justice, il a été condamné en appel à la prison à perpétuité pour crimes contre l’humanité, par les Chambres extraordinaires africaines (CAE).

A préciser que les Chambres extraordinaires africaines sont un Tribunal Spécial créé en vertu d’un accord entre l’Union Africaine (UA) et le Sénégal. Ladite Cour avait également fixé le montant global des dommages à 82 milliards 290 millions F CFA.