
Le lutteur Reug Reug a été suspendu par la Fédération Sénégalaise de Lutte après la diffusion d’images le montrant utilisant des chatons dans le cadre d’un bain mystique en marge de son combat contre Boy Niang 2. Cette décision intervient alors que les réactions publiques se multiplient suite à un communiqué officiel de la Direction des Parcs nationaux.
Le Sénégal est actuellement secoué par une controverse liée à la lutte après la diffusion d’images montrant Reug Reug en train d’utiliser des chatons dans le cadre de pratiques mystiques. Les faits se sont déroulés le 7 juin 2026, en marge de son combat face à Boy Niang 2. À la suite de ces faits, la Fédération Sénégalaise de Lutte a pris des mesures disciplinaires à l’encontre du lutteur. Le bureau exécutif de l’instance dirigeante a décidé de suspendre Reug Reug pour une durée de six mois. Cette sanction comprend trois mois fermes et trois mois assortis de sursis.
Une sanction prononcée par la Fédération Sénégalaise de Lutte
En complément de cette suspension, la fédération a également acté la rétention de 10% du reliquat des sommes dues au lutteur. Cette décision intervient après l’examen des faits et des éléments rendus publics à la suite de l’événement. Selon les informations communiquées par la Fédération, le lutteur a reconnu les faits qui lui sont reprochés. Il a également présenté des excuses publiques à l’endroit du peuple sénégalais. L’instance dirigeante de la lutte a précisé que ces mesures disciplinaires visent à faire respecter les règles en vigueur dans la discipline et à rappeler les responsabilités des acteurs de l’arène vis-à-vis du public.
Le 8 juin 2026, la Direction des Parcs nationaux a publié un communiqué officiel à la suite de la diffusion des images. L’institution a indiqué avoir constaté l’utilisation de chatons dans des pratiques à caractère mystique lors de la séance de lutte. Dans ce communiqué, la DPN a condamné ces actes et exprimé sa préoccupation face à des faits qualifiés de maltraitance envers les animaux. Elle a également souligné que ces pratiques portent atteinte au bien-être animal.
Une réaction institutionnelle sur le bien-être animal
La Direction des Parcs nationaux a rappelé que le Sénégal est signataire de conventions internationales relatives à la conservation de la biodiversité. Elle a également mentionné les dispositions du Code de la chasse et de la protection de la faune. Le communiqué précise que toute capture, détention, utilisation ou mauvais traitement d’espèces de faune sauvage en violation de la réglementation expose les auteurs à des sanctions administratives et pénales prévues par les lois en vigueur.
Dans le même document, la Direction des Parcs nationaux a appelé les citoyens, les organisations sportives et les médias à promouvoir le respect du bien-être animal. Elle a également invité à bannir toute pratique susceptible de porter atteinte aux animaux. L’institution a par ailleurs demandé à la Fédération Sénégalaise de Lutte de prendre les mesures nécessaires afin d’éviter la répétition de tels faits lors des compétitions et manifestations sportives.





