Mali – Sénégal : l’UEMOA et l’OMVS au cœur des discussions de Diomaye Faye et Assimi Goïta


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Mali - Sénégal : l'UEMOA et l'OMVS au cœur des discussions de Diomaye Faye et Assimi Goïta
Les chefs d'Etat Assimi Goïta et Bassirou Diomaye Faye

En visite de travail et de solidarité à Bamako, le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye s’est entretenu avec le président de la Transition malienne, le général Assimi Goïta. Au-delà des questions sécuritaires, les deux dirigeants ont discuté du renforcement de la coopération économique régionale, notamment à travers l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) et l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS).

Accueilli à Bamako pour une visite de travail et de solidarité ce 28 juillet, le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a eu un entretien en tête-à-tête avec le président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, avant des séances de travail élargies aux délégations des deux pays.

Ce déplacement revêt une portée politique majeure dans un contexte régional tendu, marqué par le retrait du Mali de la CEDEAO et la création de l’Alliance des États du Sahel (AES). En faisant le choix de maintenir le dialogue sur le terrain économique et institutionnel, le président sénégalais entend jouer un rôle d’équilibriste et de pont entre Bamako et les organisations sous-régionales.

À l’issue des échanges, le chef de l’État sénégalais a salué « l’accueil chaleureux et fraternel » qui lui a été réservé et a indiqué que son déplacement s’inscrivait dans une démarche de solidarité envers le peuple malien, notamment après les récentes attaques terroristes ayant frappé le pays.

L’intégration économique au centre des échanges

Si la sécurité au Sahel a occupé une place importante dans les discussions, les deux dirigeants ont également consacré une large partie de leurs travaux aux questions d’intégration économique régionale.

Bassirou Diomaye Faye et Assimi Goïta ont insisté sur la nécessité de renforcer les mécanismes de coopération existants au sein de l’UEMOA, dont les deux pays sont membres, afin de favoriser les échanges économiques, la stabilité monétaire et le développement des États de la sous-région.

Les discussions ont également porté sur l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS), considérée comme un outil important pour la gestion concertée des ressources en eau, la production énergétique, l’agriculture irriguée et l’intégration des territoires riverains.

Les deux chefs d’État ont convenu de poursuivre les concertations avec leurs homologues afin d’organiser, dans les meilleurs délais, un sommet consacré au renforcement de la coopération monétaire, économique et à la gouvernance des ressources hydrauliques.

Sur le plan commercial, le Sénégal est traditionnellement l’un des premiers fournisseurs du Mali, tandis que le port de Dakar demeure une porte d’accès stratégique pour les marchandises maliennes. La redynamisation de l’UEMOA et des projets de l’OMVS s’avère donc cruciale pour garantir la fluidité du fret transfrontalier et sécuriser l’approvisionnement des deux marchés.

Une coopération qui dépasse les enjeux économiques

Les présidents sénégalais et malien ont également évoqué les défis sécuritaires auxquels fait face le Sahel. Face à une menace terroriste transfrontalière, Bassirou Diomaye Faye a réitéré la disponibilité du Sénégal à accompagner le Mali dans ses efforts de stabilisation et de lutte contre l’extrémisme violent. « Il peut compter sur notre soutien indéfectible », a déclaré le chef d’Etat sénégalais.

Le chef de l’État sénégalais a présenté les condoléances de son pays aux autorités et au peuple maliens après les récentes attaques terroristes, condamnant des actes qu’il a qualifiés de « lâches et barbares« .

Pour les deux dirigeants, la sécurité, le développement économique et l’intégration régionale sont étroitement liés et nécessitent une action coordonnée des États ouest-africains.

Casimir Vodjo Kpenou
LIRE LA BIO
Vodjo Kpenou Casimir est un journaliste béninois basé à Cotonou, titulaire d'une licence en journalisme de l'Institut Universitaire Panafricain de Porto-Novo (2019). Il a forgé son expérience dans des rédactions web africaines. Engagé dans la lutte contre la désinformation, il est membre actif de l'African Fact-Checking Alliance et contributeur au réseau Wikipédia pour l'Afrique francophone.
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