Sénégal : Karim Wade absent lors des plaidoiries

Le procès de Karim Wade touche à sa fin. Cette semaine ont lieu les plaidoiries et les réquisitoires, en dépit de l’absence de Karim Wade.

Le procès de Karim Wade continue de défrayer la chronique au Sénégal. Ce lundi, les plaidoiries ont débuté à Dakar alors que tous les avocats de la défense les boycottent. Selon eux, la Cour de répression de l’enrichissement chargée de juger Karim Wade fait preuve d’impartialité. Le principal accusé, Karim Wade, ne compte pas non plus assister aux plaidoiries et réquisitoires dénonçant une violation de ses droits, selon RFI. Une attitude que dénoncent les avocats de l’Etat du Sénégal.

Juridiction impartiale pour la défense

Depuis le 20 janvier et l’expulsion par le président de la Cour d’un avocat de la défense, les avocats des accusés boycottent le procès estimant que « la messe est déjà dite et que l’on est dans le cadre d’une parodie de justice. Et nous refusons de nous associer à une parodie de justice ». Dénonçant un manque de respect à l’égard des avocats, les conseillers de Karim ne comptent pas assister aux plaidoiries, laissant leurs clients livrés à eux-mêmes face à la cour.

Pour certains avocats, cette juridiction n’a rien d’impartial, bien au contraire. « C’est un procès exemplaire », précise Simon Ndiaye, avocat au barreau de Paris. Pour ce dernier, « Karim Wade s’est emmuré dans le silence parce qu’il a vu que les preuves étaient accablantes ». La partie civile réclame à Karim Wade, au nom de l’Etat du Sénégal, plus de 300 millions d’euros (200 milliards de FCFA).

Les plaidoiries se poursuivent, ce mardi, avant le début du réquisitoire de l’accusation. Le fils de l’ancien Président a été arrêté le 15 avril 2013 au Sénégal. Il est poursuivi pour enrichissement illicite. Depuis, il est en détention à la maison d’arrêt et de correction de Rebeuss.