Sénégal, Guinée : comment Alpha Condé a « mis le feu » chez Macky Sall

Le Président de la Guinée, Alpha Condé, et son homologue du Sénégal Macky Sall

Le président de la République de Guinée, Alpha Condé, a mis le feu aux poudres au Sénégal, pays dirigé par le chef de l’Etat Macky Sall. Explications.

A Dakar,

La tension qui existe en Guinée, liée à la modification de la Constitution envisagée par le Président Alpha Condé par voie référendaire, et qui a eu des relents au Sénégal, a fini par dégénérer. En ce sens que des violences ont éclaté, samedi 5 octobre dernier, dans la capitale sénégalaise, Dakar. A l’origine de ces heurts étouffés par une intervention des forces de l’ordre sénégalaises, un appel à manifester du Front nationale de la Défense de la Constitution (FNDC) au lieu-même où le Rassemblement du peuple de Guinée (RPG, parti au pouvoir) avait prévu une conférence de presse en direction du prochain référendum.

Convaincus que l’Ambassadrice de Guinée au Sénégal a tenu cette rencontre avec la presse dans le seul but de soutenir un troisième mandat du Président Alpha Condé, les membres du FNDC, créé au mois d’avril dernier par les organisations de la société civile de Guinée et des partis d’opposition dont l’Union des forces démocratiques de la Guinée (UFDG) de Cellou Dalein Diallo, ont tenu à faire échouer ce face-à-face avec la presse. Vêtus de rouge et arborant des pancartes avec des inscriptions hostiles à Alpha Condé, notamment « Les Guinéens ne veulent pas d’un 3ème mandat pour Alpha Condé », les membres du FNDC ont failli déclencher une bataille rangée à Dakar.

N’eut été une intervention rapide des forces de l’ordre, le pire aurait eu lieu à quelque 1500 kilomètres de la capitale guinéenne. Plusieurs membres du Front nationale de la Défense de la Constitution ont té interpellés par la police sénégalaise. Si le FNDC pointe un doit accusateur la police sénégalaise qu’il dit « s’ingérer dans la politique interne de la Guinée », le RPG lui accuse Cellou Dalein Diallo d’être derrière cette tentative de sabotage. La police sénégalaise a toutefois permis la tenue de cette conférence de presse, dans une climat de tension au Sénégal.