Sénégal – Belgique, Mondial 2026 : Dakar retient son souffle avant le choc entre Lions et Diables Rouges


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Vendeur de gadgets à Colobane, Dakar
Vendeur de gadgets à Colobane, Dakar (photo Afrik.com)

À quelques heures du seizième de finale de la Coupe du monde opposant le Sénégal à la Belgique, Dakar vit au rythme de ce rendez-vous décisif. Dans les rues et les transports, les conversations tournent autour des Lions. Entre espoir, confiance et prudence, les supporters montrent leur soutien à la sélection nationale avant un match qui mobilise tout un pays. Reportage.

À Dakar,

L’ambiance est montée d’un cran, à Dakar, dès les premières heures de la journée. Les couleurs nationales sont visibles dans de nombreux quartiers de la capitale sénégalaise. Des drapeaux flottent sur les véhicules, les commerces ont décoré leurs devantures et plusieurs vendeurs ambulants proposent des maillots, écharpes et accessoires aux couleurs du Sénégal. Le rendez-vous de ce soir, entre les Lions du Sénégal et les Diables Rouges de la Belgique, comptant pour les seizièmes de finale de la Coupe du monde, monopolise les discussions.

Les marchés et les rues aux couleurs des Lions

Dans les transports en commun comme dans les lieux de travail, chacun évoque les chances des Lions. La qualification acquise après une large victoire contre l’Irak a renforcé la confiance des supporters. Les joueurs dirigés par Pape Thiaw tenteront désormais de franchir une nouvelle étape face à une sélection belge réputée pour son expérience dans les grandes compétitions internationales.

Au marché Sandaga, les commerçants constatent une forte demande pour les articles liés à l’équipe nationale. Maillots, casquettes et drapeaux trouvent rapidement preneur tout au long de la journée. « Depuis ce matin, les clients viennent surtout acheter des drapeaux et des maillots. Beaucoup veulent suivre le match habillés aux couleurs nationales », explique Mamadou, vendeur d’articles de sport.

« On veut gagner contre la Belgique »

Dans le quartier de Grand-Yoff, les enfants occupent les ruelles en improvisant des rencontres de football. Les équipes portent les noms des deux sélections qui s’affronteront dans la soirée. « Nous jouons comme les vrais Lions. On veut gagner contre la Belgique », lance Ibrahima, 13 ans, ballon sous le bras. Dans plusieurs espaces de restauration rapide de Dakar, les responsables annoncent des dispositifs particuliers afin d’accueillir les supporters.

Les écrans géants sont déjà installés et les réservations se multiplient. « Nous avons installé plusieurs téléviseurs pour permettre aux clients de suivre la rencontre dans de bonnes conditions. Nous attendons beaucoup de monde ce soir », indique Fatou, gérante d’un restaurant situé aux Almadies. Dans un café du centre-ville, les discussions tournent autour de la composition probable de l’équipe sénégalaise.

« Nous respectons la Belgique, mais… »

« Le groupe est en confiance. Il faudra rester concentré pendant quatre-vingt-dix minutes face à une équipe belge très solide », estime Abdoulaye, habitué des lieux. Au rond-point de la Poste de Médina, plusieurs jeunes suivent les dernières informations concernant les Lions sur leurs téléphones portables. Les débats portent notamment sur les choix tactiques du sélectionneur. « Nous respectons la Belgique, mais nous avons également une très bonne équipe. Si les joueurs restent disciplinés, tout est possible », affirme Ousmane.

À Liberté 6, Mariama prévoit de suivre la rencontre en famille. « Nous avons l’habitude de nous réunir pour les grands matchs du Sénégal. C’est un moment important pour toute la famille », explique-t-elle. Plusieurs supporters évoquent également les anciennes générations des Lions qui ont marqué l’histoire du football sénégalais. Les parcours réalisés lors des précédentes Coupes du monde restent reviennent dans les conversations.

« Rentrer tôt pour ne pas manquer le coup d’envoi »

Certaines entreprises de Dakar ont aménagé leurs horaires afin de permettre à leurs employés de suivre la rencontre. Plusieurs administrations constatent également que les conversations portent essentiellement sur le match. « Toute la journée, les collègues parlent du Sénégal. On sent que le pays entier attend ce rendez-vous », confie Aïssatou, employée dans une société privée. Les chauffeurs de taxi constatent également une effervescence inhabituelle.

« Beaucoup de clients demandent à rentrer tôt pour ne pas manquer le coup d’envoi », explique Serigne, conducteur depuis plus de quinze ans. Les familles dakaroises restent en contact avec leurs proches installés à l’étranger. Les applications de messagerie permettent d’organiser des échanges avant la rencontre. « Mon frère est aux États-Unis. Nous allons regarder le match chacun de notre côté, mais nous resterons connectés pendant toute la soirée », raconte Khadija.

« Nous voulons voir les Lions continuer leur parcours »

Dans plusieurs quartiers, des groupes de supporters prévoient également de suivre la rencontre dans les espaces publics équipés d’écrans géants. « Nous voulons vivre ce match ensemble. Quand le Sénégal joue, tout le monde se retrouve », affirme Alioune. À mesure que l’heure du coup d’envoi approche, l’activité s’intensifie dans les rues de Dakar. Les vendeurs ambulants poursuivent leurs activités, tandis que les cafés, restaurants et espaces de diffusion finalisent leurs préparatifs pour accueillir les supporters.

Dans tous les quartiers de la capitale, un même souhait revient dans les conversations. « Nous voulons voir les Lions continuer leur parcours dans cette Coupe du monde. Nous serons derrière eux du début à la fin », résume Aminata, rencontrée sur la Corniche, quelques heures avant le début de cette confrontation très attendue face à la Belgique.

Alioune Diop
Une plume qui balance entre le Sénégal et le Mali, deux voisins en Afrique de l’Ouest qui ont des liens économiques étroits
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