Salon de l’agriculture : Alliés contre la faim confirme ses engagements

Les institutions privées et publiques partenaires d’Alliés contre la faim signent, ce mercredi, à Paris, les convictions de ce réseau international. L’occasion d’officialiser leur engagement pour « contribuer à la réduction de la faim, la malnutrition et la pauvreté ».

Expliquer et officialiser leur combat contre la faim dans le monde. C’est l’initiative que vont prendre, ce mercredi, à Paris, les partenaires d’Alliés contre la faim en signant les Convictions de ce réseau, qui compte aujourd’hui une cinquantaine d’institutions privées et publiques françaises. L’évènement aura lieu à 16h30 au stand du ministère de l’Agriculture et de la Pêche au Salon de l’Agriculture. Il se déroulera sous l’œil vigilant du responsable de ce ministère, Dominique Bussereau, et du directeur général de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), Jacques Diouf.

« Les convictions peuvent être utopiques »

Les convictions d’Alliés contre la faim se résument en cinq points destinés à atteindre les objectifs du millénaire pour le développement fixés par les Nations Unies. Des objectifs qui consistent entre autres à diviser par deux, d’ici 2015, le nombre de personnes vivant avec moins d’un dollar par jour ainsi que d’individus qui souffrent de la faim. Pour remplir cette mission, Alliés contre la faim « exige la mise en œuvre prioritaire de moyens pour permettre aux personnes défavorisées d’accéder à l’éducation, à la formation professionnelle, à l’emploi et de jouir du Droit à l’alimentation ».

Une autre stratégie consiste à « réformer les règles du commerce international, des produits agricoles et alimentaires, de sorte que les populations pauvres peuvent améliorer leur situation et s’insérer dans le processus de production économique ». N’est-ce pas là une utopie, sachant que chaque fois les pays pauvres peinent, et souvent échouent, à obtenir des règlements plus équitables ? « Ce sont des convictions, et les convictions peuvent être utopiques. Si on n’en a pas, on n’avance pas. Il faut voir ce qui peut régler de façon profonde les problèmes. Et réformer le commerce international participera à la survie des petits agriculteurs », explique Gilles Hirzel, membre du comité éthique d’Alliés contre la faim et représentant de la FAO en France.

« Synergies, multiplier les programmes d’actions »

Au final, Alliés contre la faim espère que la signature des convictions amènera d’autres institutions à se joindre à sa cause. « L’objectif n’est pas de former un groupe énorme, précise toutefois Gilles Hirzel. L’idée est plutôt d’additionner les compétences et de gagner la reconnaissance du public, des ministères… Il est important de se rapprocher car les angles d’attaque des problèmes sont souvent différents. Des acteurs mènent des actions sans savoir ce que les autres font, sans savoir que leurs actions peuvent être complémentaires. Il faut créer des synergies, multiplier les programmes d’actions afin d’avancer plus vite dans le combat contre la faim et la pauvreté. »

Plusieurs pays africains adhèrent à la philosophie de l’Alliance internationale contre la faim, qui rassemble toutes les alliances nationales, comme Alliés contre la faim. Plusieurs nations du continent noir ont d’ailleurs créé une alliance nationale. Cela prouve aux pays du Nord que les solutions de ce réseau conviennent aux Etats du Sud et que les nations riches pourraient s’en inspirer pour éradiquer la pauvreté de leur pays. Gilles Hirzel conclut toutefois : « Nous ne disons pas que les alliances vont tout résoudre, mais elles sont l’une des voix ».