Sahel : un jihadiste français menace Hollande

Un jihadiste français, surnommé Abdel Jalil, qui vivrait sous le protectorat islamiste depuis 2007 à Tombouctou et dans la région de Goundam, met en garde François Hollande contre une intervention militaire au Nord-Mali. Dans une vidéo, publiée par le site Sahara Médias, ce combattant, d’Al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi) et d’Ansar Dine, promet ainsi à la France « une catastrophe humanitaire ».

François Hollande est dans le collimateur d’un jihadiste français. Abdel Jalil, français d’origine bretonne converti à l’Islam, vivrait sous le protectorat islamiste depuis 2007, à Tombouctou et dans la région de Goundam. Dans une vidéo, publiée par le site mauritanien Sahara Médias, ce combattant, d’Al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi) et d’Ansar Dine, met en garde François Hollande contre une intervention militaire au Nord-Mali, en promettant à la France « une catastrophe humanitaire ».

Dans cette vidéo de onze minutes, le jihadiste français, coiffé d’un cheich et portant une barbe taillée, est vêtu d’une tunique de couleur sable. Il est assis, avec en toile de fond le drapeau du Tawhid (Unicité de Dieu, ndlr). A côté de lui, une kalachnikov bien apparente. Et d’interpeller François Hollande : « François Hollande, avez-vous oublié vos promesses électorales de vous détacher des décisions de l’OTAN qui ne défend plus que les intérêts politiques et économiques israélo-américains. Je lance un appel au peuple français de s’opposer à toute agression qui ne serait pas dans leurs intérêts ». Avant de mettre en garde le président français : « L’intervention militaire dans le Sahel sera une catastrophe humanitaire ».

Dans cette vidéo d’avertissement, celui qu’on surnomme Abdel Jalil raconte en outre son histoire personnelle. Selon ses dires, il aurait fait le tour du monde pour faire « la connaissance d’Allah et pour son travail d’officier de marine marchande ». Le jihadiste français aurait, par ailleurs, travaillé pour l’ONG Médecins sans frontières en Ethiopie.

La mise en garde du jihadiste tombe au moment même où François Hollande a réaffirmé ce mardi 9 octobre l’approbation de la France à une intervention militaire au Nord-Mali. « Toutes les conditions sont réunies pour qu’une résolution soit votée dans un délai raisonnable, c’est-à-dire bref », a indiqué le président français, lors d’une conférence commune avec le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon.