Sahara : Maroc, Algérie et Polisario se crêpent le chignon en Afrique du Sud

Le Maroc, l’Algérie et le Polisario se sont donnés en spectacle lors de la deuxième session de la cinquième législature du Parlement panafricain qui  se tient actuellement en Afrique du Sud. Que s’est-il passé ?

Le siège du Parlement panafricain (PAP) à Midrand, en Afrique du Sud, a abrité, ce lundi 13 mai 2019, la signature par le HCR, l’agence des Nations unies pour les réfugiés, d’un mémorandum d’entente, en présence du représentant du HCR auprès de l’UA et de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique, Cosmas Chanda, et le président du PAP, Roger Nkodo Dang.

Cette signature, qui intervient alors que le Parlement panafricain tient actuellement la deuxième session de sa cinquième législature, a vu le Maroc, l’Algérie et le Polisario se crêper le chignon. C’est ce qu’on rapporté les journaux, notamment marocains, qui indiquent que la question des réfugiés à été au centre des altercations entre les délégations parlementaires du Maroc, de l’Algérie et les représentants du Front Polisario.

« Lors de la réunion, un représentant algérien a évoqué le dossier des réfugiés, reprenant ainsi la thèse séparatiste et la situation à Tindouf et donc nous lui avons répondu », a confié ce mardi le parlementaire Noureddine Karbal, qui faisait partie de la délégation marocain à cette session dont le thème est « Les réfugiés, les rapatriés et les personnes déplacées à l’intérieur de leur pays ».

Insistant sur le fait que « tant que l’Algérie et le Polisario refusent le recensement, ces réfugiés sont finalement des personnes séquestrées », les élus marocains, raconte l’élu marocain, ont rappelé au député algérien la décision prise par l’Union Africaine, en 2018, en Mauritanie, lors du 31ème  Sommet de l’institution qui « a déclaré que la question du Sahara est exclusivement du ressort des Nations Unies, avec la formation d’une Troïka africaine ». Ce qui a fini par irriter l’Algérie et le Polisario au point de déclencher une vive altercation.

Il aura fallu une intervention du Camerounais Roger Nkodo Dang, président du PAP pour calmer les esprits, notamment lorsqu’il a annoncé que le PAP a convenu avec le HCR pour visiter des camps de réfugiés en Afrique.