Rwanda : vers l’élaboration d’une nouvelle Constitution favorable à Paul Kagame

Les députés rwandais examinent, depuis ce mercredi, le texte de la réforme de la Constitution qui devrait permettre à Paul Kagame de briguer à nouveau la présidence de la République après avoir effectué deux mandats à la tête du pays. Un nouveau texte qui semble être approuvé par la majorité de la population.

Au Rwanda, les députés planchent, depuis ce mercredi, sur le texte de réforme de la Constitution qui, s’il est adopté devrait permettre à Paul Kagame de briguer à nouveau la présidence de la République. Il pourrait ainsi se présenter à la Présidentielle prévue en 2017 et briguer un troisième mandat.

Le Parlement affirme avoir reçu des pétitions de la part de millions de Rwandais favorables à cette réforme. Seulement, une infime partie de la population est opposée à la réforme de la Constitution. Plusieurs articles de ce texte sont favorables au Président Paul Kagame.

Une réforme sur mesure

Dans l’article 101 de ce projet de Constitution, il est stipulé que le président de la République est élu pour un mandat de 5 ans. Il ne peut être réélu qu’une fois. Seule différence avec la Constitution de 2003 : la durée du mandat présidentielle passerait à cinq ans au lieu de sept. Toutefois à l’article 167, une exception est faite afin que Paul Kagame puisse briguer un nouveau mandat. « Considérant les pétitions présentées par les Rwandais avant l’entrée en vigueur de la présente Constitution révisée, motivées par les progrès déjà réalisés dans l’édification du Rwanda et la création d’une fondation de développement durable, le président de la République peut être réélu pour un mandat de sept ans ».

Avec cet article, Paul Kagame pourrait bénéficier des deux mandats de cinq ans auxquels viendrait s’ajouter un mandat de sept. S’il décide de se représenter et est élu, le Président rwandais pourrait donc rester au pouvoir jusqu’à ses 77 ans. Les députés vont rendre leur décision ce jeudi.

La Cour suprême du Rwanda a rejeté, le 8 octobre dernier, la demande d’un parti de l’opposition qui souhaitait empêcher une réforme constitutionnelle pouvant permettre au Président Paul Kagamé de briguer un troisième mandat, en 2017.