
Moïse Kouamé a signé l’un des grands coups du début de Roland-Garros. À 17 ans seulement, le Français, né à Sarcelles d’un père ivoirien et d’une mère camerounaise, a dominé Marin Cilic, ancien vainqueur de l’US Open, en trois sets.
Moïse Kouamé n’a pas attendu longtemps pour se faire un nom à Roland-Garros. Invité dans le tableau principal, le jeune Français de 17 ans a créé la sensation ce mardi 26 mai en dominant Marin Cilic au premier tour. Face à l’ancien numéro 3 mondial, vainqueur de l’US Open 2014 et demi-finaliste Porte d’Auteuil en 2022, Kouamé s’est imposé 7-6(4), 6-2, 6-1 sur le court Simonne-Mathieu.
Pour son premier match dans le grand tableau d’un tournoi du Grand Chelem, le jeune tennisman n’a pas semblé écrasé par l’événement. Le premier set, accroché, a fait office de test qu’il a remporté au tie-break avant de dérouler dans les deux manches suivantes. Cilic, pourtant habitué aux grands rendez-vous, n’a jamais trouvé la solution.
Un talent français, des racines africaines
Moïse Kouamé est né à Sarcelles, dans le Val-d’Oise, d’un père d’origine ivoirienne et d’une mère camerounaise. Un parcours suivi de près par la diaspora africaine en France.
Son histoire commence très tôt, raquette en main, sous l’impulsion de son frère aîné Michaël, lui aussi joueur de tennis. Repéré jeune, passé par plusieurs structures de formation, Kouamé figurait déjà sur les radars des spécialistes. La promesse n’avait pas encore donné lieu à un coup d’éclat sur le circuit majeur. C’est désormais fait.
Roland-Garros tient sa première sensation
L’exploit est historique. Roland-Garros indique que Kouamé est devenu le plus jeune joueur de l’ère Open à battre un ancien vainqueur de Grand Chelem dans le tournoi parisien. À 17 ans, il a tenu son rang sur un court qui commençait à se rendre compte qu’il assistait à un événement.
Il faut évidemment se garder d’aller trop vite. Une victoire, même éclatante, ne fait pas une carrière. Mais ce succès change déjà le regard porté sur Moïse Kouamé. Le tennis français y voit une promesse concrète alors que la Côte d’Ivoire et le Cameroun, par ses origines familiales, découvre un motif de fierté sportive.



