Réunion des états-majors des ex-belligérants à Abidjan

Les chefs d’état-major Forces de défense et de sécurité de Côte d’Ivoire (FDSCI) et Forces armées des Forces nouvelles (FAFN) se retrouvent mercredi après-midi à Abidjan, pour étudier les dernières modalités pratiques de la suppression de la zone de confiance. Jusque-là, cette dernière séparait les ex-belligérants de la crise ivoirienne, a-t-on appris de source onusienne dans la capitale économique.

Les commandants en chef de l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) et des Forces françaises de l’opération Licorne, seront présents à cette rencontre qui intervient après la formation du gouvernement du Premier ministre, Guillaume Soro.

Le commandant en chef de l’ONUCI, le général de division Fernand Amoussou, avait annoncé samedi dernier à Abidjan, le début des opérations pour le 16 avril prochain, conformément aux dispositions de l’Accord de paix inter ivoirien signé le 4 mars dernier de Ouagadougou (Burkina Faso).

L’Accord prévoit la suppression progressive de la Zone de confiance, (large bande de terre coupant, d’Est en Ouest, le pays en deux, depuis octobre 2002, au lendemain de la signature d’un accord de cessez-le-feu entre les parties belligérantes), et le remplacement des « Forces impartiales », constituées des casques bleus de l’ONUCI et des militaires français, par des patrouilles mixtes composées d’éléments des FDSCI et des FAFN.

Selon l’Accord, les « forces impartiales », qui étaient jusque-là commises à la surveillance de la ZDC, devront se replier dans des « postes d’observation », appelés également à disparaître, au fur et à mesure que les patrouilles mixtes feront valoir leur capacité à occuper le terrain et à assurer l’ordre.

Pour les observateurs présents dans la capitale économique ivoirienne, l’inquiétude suscitée au sein des populations, surtout celles présentes dans les zones sous contrôle des Forces nouvelles, et le manque de précision concernant précisément les modalités de l’opération sont à l’origine de la rencontre entre les responsables militaires des forces évoluant sur l’ensemble du territoire ivoirien.

Les Nations unies et la France, dont la Force est sous mandat onusien, n’ont certes pas officiellement annoncé un quelconque retrait de leurs forces, estimées respectivement à 7.800 et 3.500 hommes, mais Paris prévoit le départ, à terme, de quelque 500 éléments.