Retour sur un conflit meurtrier : la guerre du Biafra

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Ancienne colonie britannique, le Nigéria est l’un des plus grands pays d’Afrique. En 1960, lors de l’indépendance, le régime de la corruption s’est installé et les Ibos, l’une des trois plus importantes ethnies s’empare de tous les postes gouvernementaux et administratifs. Mais début 1966, dans le Nord, 30 000 d’entre eux sont massacrés et tous les Ibos repartent au sud-est du Nigéria. En mai 1967, ils forment un Etat à part : le Biafra. Le gouvernement fédéral réagit et c’est la guerre.

Biafra, guerre et famine Le gouvernement du Nigeria s’oppose au désir de sécession de sa province orientale : le Biafra. Il utilise non seulement les moyens militaires mais aussi le blocus alimentaire, ce qui engendre aussitôt une famine dévastatrice pour ce peuple de 13 millions d’âmes.

La guerre civile qui fait rage au Nigeria a pris progressivement l’allure d’une extermination systématique des populations. Les combats qui ne donnent l’avantage ni aux combattants des troupes fédérales nigériennes, ni aux combattants du Biafra, touchent essentiellement les populations civiles.

La guerre civile du Biafra a causé plus d’un million de morts entre 1967 et 1970 et brisé le rêve d’indépendance du peuple Ibo qui souhaitait s’affranchir de la tutelle fédérale du Nigeria. Un conflit historique, héroïque et sanglant qui a ému une grande partie de l’opinion internationale.

Interview du Général Gowon, président du gouvernement fédéral militaire, sur les raisons qui l’ont poussées à s’opposer à la sécession.

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