République incestueuse

Ainsi, l’Apartheid a armé une milice de 50 000 Afrikaners en 1994 pour créer une république blanche, un Etat blanc. Les Noirs et les autres, surtout les métis, en seront chassés. Une république blanche pour -uniquement- les Blancs et par les Blancs. Au milieu d’une Afrique du Sud arc-en-ciel et d’un continent noir. Les extrémistes voulaient vivre entre eux. Dans un Etat nazi, incestueux. L’Afrique du Sud frôla la guerre civile à cause des nostalgiques de l’Apartheid. Ce n’est pas parce qu’ils avaient été reconvertis en pacifistes ou miraculés par la raison que les Sécessionnistes ne mirent pas leur plan à exécution… Mais parce que leur plan  » n’était pas viable « . Il mettrait les Blancs face-à-face, nazis d’un côté et armée républicaine de l’autre. Le chef de ces Afrikaners, l’ancien chef d’état-major de l’Apartheid, n’a pas eu un mot d’excuse lors des  » Commissions de vérité et de pardon « , instaurées par Nelson Mandela.
Ces -mauvaises- ombres inspirent plus de pitié (risibles car ridicules) que de peur. L’Apartheid a vécu. Il fait partie du passé, d’un passé honteux. Essayer de le faire revivre tient plus du grand-guignolesque que d’un projet de société. Les  » tenants de la race blanche  » vivent, comme les anciens de l’OAS (Organisation armée secrète), de l’Algérie-française, dans un passé fantasmé. Ils vivent dans le passé. Révolu pour tout le monde, sauf pour eux. Ils n’ont que la haine comme idéal. Mais le monde continue de vivre, d’avancer sans eux. L’Afrique est cosmopolite. Un mot qui fait bondir tous les racistes. Cosmopolite, un mot qui nous fait plaisir.