Renée Mendy-Ongoundou

Renée Mendy-Ongoundou,journaliste à Amina, nous régale actuellement avec Elégances Africaines, une incursion au cœur de la richesse de la mode africaine. Pour elle, la beauté se conjugue au naturel et est avant tout celle de l’esprit.

Quel est votre premier geste beauté du matin ?

C’est de me laver le visage avec de l’eau. C’est une habitude africaine héritée de ma mère et de ma grand-mère. C’est une sorte de lifting naturel. C’est le geste fraîcheur qui permet d’avoir rapidement bonne mine.

Quels sont vos produits fétiches ?

Je suis une grande adepte du beurre de karité. Je viens du Sénégal et là-bas, je me souviens qu’on allait à la gare pour accueillir les femmes qui arrivaient du Mali avec un karité de grande qualité. Il hydrate bien, des pieds à la tête. Je me masse régulièrement les pieds avec, je m’en passe sur les cheveux. C’est vraiment un produit miraculeux. Ma grand-mère me massait également avec quand j’étais bébé pour que j’ai les os solides comme on le fait souvent en Afrique. C’est un produit que j’aime beaucoup parce qu’il est ancestral et naturel. J’utilise également les produits de soin de chez Clarins. Entre autres, une lotion démaquillante pour le visage et de l’eau dynamisante. Une eau sans parfum – je suis allergique au parfum – très rafraîchissante.

Pour mes cheveux, je m’applique tous les matins la crème hydratante, à base de karité, et la lotion d’aloès de chez Gillette Leuwat. Parfois, je me demande comment je faisais avant ! Je ne me défrise plus depuis deux ans et je recherche par conséquent tout ce qui est naturel. C’est le cas des produits de Gillette Leuwat. J’utilise très peu de produits chimiques. Pour mon visage, je procède régulièrement à un gommage doux. A contrario de ce que disent les esthéticiennes européennes, nous pouvons nous le permettre compte tenu de la texture de notre peau. Depuis 5-6 ans, une fois par mois, je fais un saut chez l’esthéticienne pour un soin du visage. Je suis une femme mariée et une maman, alors les moments où je m’occupe de mon corps sont des moments qui n’appartiennent qu’à moi. Ce sont des moments où j’occupe mon esprit. Je ne me contente pas de dormir, je pense notamment aux sujets de mes prochains d’articles. Chaque femme doit se dorloter ou se faire dorloter. Enfin, à chaque changement de saison, je fais une cure de vitamines et de sels minéraux. Je me dis que lorsqu’on est bien à l’intérieur, inévitablement cela se perçoit à l’extérieur.

Quel est le meilleur conseil beauté qu’on vous ait donné ?

Plusieurs personnes m’en ont prodigué et je les en remercie d’ailleurs. Gillette Leuwat m’a expliqué que tous les problèmes capillaires que j’avais étaient dus au défrisage. Arrêter de me défriser a été une décision très dure. J’ai du vraiment faire un retour sur moi-même. C’est un conseil que je donne moi-même régulièrement. L’autre conseil est celui du démaquillage. Celui là vient de Charlayn Léotin, elle m’a démontré que ce n’est pas le maquillage qui empêche la peau de respirer. Ce qui est primordial, c’est de se démaquiller. Le maître mot, c’est d’allier féminité et hygiène. Néanmoins, le meilleur reste celui de ma mère. Elle a toujours eu une beauté naturelle et elle utilise des produits naturels, des produits à base de karité. Elle m’a toujours dit qu’il n’y avait rien de tel que le naturel et qu’il fallait toujours essayer de le mettre en avant.

A quelle(s) partie(s) de votre corps donnez-vous le plus d’importance ?

Je vais être honnête ! Le visage, forcément ! Ce n’est pas rapport aux autres mais parce que c’est ce que je vois, moi, d’abord. Une mauvaise nuit de sommeil transparaît sur le visage. Ce dernier est le baromètre de ma journée. Je me maquille très peu. Les mains aussi sont importantes, parce qu’elles se voient énormément surtout quand on parle. Et nous les Africains, nous nous exprimons beaucoup avec les mains. Je porte des vernis transparents car je déteste les vernis écaillés. On perçoit bien l’hygiène d’une personne au travers de ses mains.

Quels sont vos critères de beauté chez un homme et une femme ?

En ce qui concerne les hommes, je ne crois pas que j’en ai, si tant est que l’on parle de beauté physique ? Pour moi, ce n’est qu’une enveloppe. J’ai bien évidemment un modèle de beauté mais on tombe rarement amoureux des personnes qui correspondent à nos canons de beauté. La beauté flétrit avec l’âge. Ce qui est important pour moi, c’est un homme qui est beau à l’intérieur, qui vous apprend des choses, qui sait vous valoriser et qui a du savoir-vivre. Je préfère la beauté de l’esprit à la beauté physique. Ce qui n’empêche pas que je sois une esthète. Les gens beaux, il y en a tellement ! Ce qui n’est pas le cas des gens intelligents et cultivés. J’aime les gens qui ont du bagou et qui sont passionnés. Cela vaut également pour les femmes. Et l’on est généralement plus sévère avec une femme. Au Sénégal, un homme n’a pas besoin d’être beau. La femme, quant à elle, doit prendre soin d’elle. L’art de séduire fait partie intégrante de l’éducation d’une Sénégalaise. Je suis très sensible aux femmes qui ont de la présence, une élégance physique qui va souvent de pair avec une élégance morale. Je pense à Katoucha, mais aussi à feue Edith Lefel qui avait une grâce naturelle rare.