Régression des droits humains dans le monde arabe

L’avenir des réformes en matière des droits humains n’est pas prometteur dans le monde arabe où la situation s’est plutôt beaucoup dégradée au cours de la dernière année, estime, dans un rapport accablant, l’Institut du Caire pour les études sur les droits de l’Homme dans la région.

Le rapport de l’Institut du Caire pour les études sur les droits de l’Homme, l’une des plus vieilles institutions de défense des droits humains de la région, accuse les gouvernements arabes de réduire au silence les organisations des droits de l’Homme dans leurs pays et à l’étranger.

Ce rapport, le premier du genre publié par l’organisation du Caire pour commémorer le 60ème anniversaire de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme, fait la chronique de la situation des droits de l’Homme dans 12 pays arabes.

Il indique que les systèmes judiciaires ne sont pas indépendants et qu’il n’existe pas de mécanismes de partage du pouvoir. L’Egypte a été le pays le plus critiqué dans ce rapport, l’institut déclarant qu’elle usait de son influence au niveau de nombreuses organisations internationales, comme les Nations unies, pour s’opposer aux réformes en matière des droits de l’Homme.

La Ligue arabe a également été critiquée pour son soutien apporté de manière constante à des régimes répressifs.

« La Ligue arabe est devenue plus expressive des tendances autoritaires qu’elle ne l’a jamais été par le passé.

« Le groupe de défense des droits de l’Homme a indiqué que les extrémistes islamistes n’étaient plus la cible principale de la répression des gouvernements arabes, en ajoutant: « Il y a une répression croissante des réformistes, des défenseurs des droits de l’Homme et de la presse indépendante ».

Voir le site de l’Institut du Caire