Recensement : 34,8 millions d’âmes en Algérie

Trente-quatre millions huit-cent mille personnes est le nombre d’âmes enregistrés, en Algérie, au 16 avril 2008, à l’issue du 5e Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH) dont les résultats préliminaires ont été rendus publics lundi.

Notre correspondant en Algérie

Le nombre d’habitants résidant en Algérie a atteint, au 16 avril 2008, les Trente-quatre millions huit-cent mille comme l’ont confirmé les résultats préliminaires du 5e Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH), rendus public ce lundi.

Le Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH) qui s’est déroulé du 16 au 30 avril 2008 a donné lieu à des résultats laissant à nourrir l’espoir quant à l’amélioration de la situation sociale des Algériens. Le parc des logements habités, indique le rapport de l’office nationale des statistiques (ONS) a atteint 5 244 347, sur un total de 6 748 057 logements recensés au 16 avril 2008 à l’échelle nationale, soit un taux d’accroissement de 28,5% par rapport à 1998.

Les wilayas d’Alger et d’Oran sont aux commandes de l’immobilier puisqu’elles enregistrent le plus grand nombre de logements habités (508 775) pour Alger et(243 980) pour Oran alors que Sétif en enregistre (217 766).

La fiabilité des résultats remise en question par les citoyens

Si l’administration considère que le recensement a permis d’aboutir à des résultats fiables et concrets, ce n’est pas le cas de certains citoyens qui entretiennent toujours le doute par rapport aux conclusions de cette enquête. « De nombreuses maisons étaient inaccessibles pour refus de leurs propriétaires de laisser les recenseurs y faire leur travail », nous nous a confié, par exemple, A. Ahcene à Tizi-Ouzou.

D’autres citoyens mettent en avant la célérité des personnes chargées de ce recensement qui manquent des détails pour expliquer leur doute quant à sa fiabilité.

De ces résultats ressort un taux d’accroissement annuel moyen intercensitaire de 1,72%, comparativement au recensement de 1998 alors que la répartition de la population des ménages ordinaires et collectifs dénote que les agglomérations chefs-lieux sont les plus en vue. 70% de cette population résident dans les agglomérations chefs-lieux, 16% dans les agglomérations secondaires, le reste dans les zones éparses.