RDC : retrait des miliciens CODECO de la ville de Bunia

Alors qu’ils avaient investi la ville de Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri, depuis hier nuit, les miliciens du groupe armé CODECO, ont fini pas battre en retraite cet après-midi. Sans dégâts importants.

Après quelques heures de présence dans la ville de Bunia, précisément au quartier Bankoko, les miliciens CODECO se sont retirés dans l’après-midi de ce vendredi. « Ils sont repartis grâce aux efforts de l’armée et de la police », a confié une source policière à Actualite.cd.
On sait, en effet, que les autorités, très tôt informées du mouvement des miliciens vers la ville, avaient pris les dispositions pour déployer sur place les forces de l’ordre afin d’éviter tout débordement.

C’est à la suite des négociations menées par ces forces de l’ordre avec les miliciens que ces derniers se sont repliés. S’il est vrai que très peu de dégâts sont à déplorer, il faut quand même préciser que le pire a été évité de justesse. En effet, des actes de provocation ont été notés de la part des populations qui jetaient des pierres aux miliciens. Pour ramener le calme, les forces de l’ordre ont dû faire des tirs de sommation. Finalement, sept blessés ont été dénombrés : cinq parmi les miliciens et deux au sein de la population.

Le motif de la présence dans la ville de ces hommes qui avaient déclaré un cessez-le-feu unilatéral dans le territoire de Djugu, leur bastion, après les négociations conduites par une délégation dépêchée par le Président Félix Tshisekedi dans la région, est tout simple. « Après leur sensibilisation (par la délégation venue de Kinshasa), ces miliciens ont préféré se regrouper au village d’Ezekere proche de Bunia. Les échanges ne se sont jamais arrêtés, il y a toujours contact entre les deux parties. Mais ils sont en train de poser le problème de leur prise en charge, surtout alimentaire en ce moment. Ce qu’ils sont en train de revendiquer, ça n’a pas encore été fait ».

En dehors des revendications d’ordre alimentaire, ces hommes voulaient également obtenir la libération de leurs camarades détenus à la prison centrale de Bunia.
Pour l’instant, aucune communication officielle ne dit que les deux revendications principales qui ont amené ces hommes à entrer dans la ville ont été satisfaites avant qu’ils ne se replient sur le village d’Ezekere. Seules des rumeurs colportées ça et là font état de ce que les autorités auraient donné de l’argent aux miliciens pour leur prise en charge.