RDC : il faut « publier les résultats, même s’ils ne font pas plaisir au pouvoir »

Didier Reynders, ministre belge des Affaires étrangères
 » Après des reports d’élections, après l’interdiction faite à plusieurs candidats de se présenter, l’interdiction à des citoyens de pouvoir voter dans plusieurs villes, on assiste à un certain cafouillage pour l’annonce des résultats. On sent qu’il y a une volonté de garder la main, de ne pas abandonner le pouvoir », a déploré le diplomate, ajoutant que  » les élections ont été reportées depuis plus de deux ans, elles auraient déjà du avoir lieu en novembre 2016 « .
Selon le ministre belge des Affaires étrangères, ce qui est important aujourd’hui, c’est de  » rétablir l’espace public au Congo. Internet est toujours fermé, des journalistes n’y ont pas accès, notamment la RTBF « . Et d’asséner qu’il faut  » qu’il y ait une publication des résultats même s’ils ne font pas plaisir au pouvoir, donc même si c’est un candidat de l’opposition qui l’emporte « .

M. Reynders est convaincu que  » la démocratie, ce n’est pas seulement organiser des élections, c’est aussi annoncer un résultat correct par rapport aux choix des Congolais.es et puis c’est en tenir compte dans la passation du pouvoir « . Et d’aller plus loin, en précisant sa pensée.  » Ce que je dis simplement, c’est qu’il faut que l’on respecte la Constitution et qu’on donne la possibilité aux Congolais.es de choisir leur dirigeant parce que c’est ce qu’ils ont voulu « .

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Pour Didier Reynders,  » nous n’avons pas pu organiser d’observation internationale réelle, donc ni de l’UE, ni des Etats-Unis, ni de l’ONU. Il y a un peu d’observation de l’Union africaine, mais il y a surtout eu de l’observation interne de la CENCO, la conférence des évêques. Aujourd’hui, avec des milliers d’observateurs, la CENCO est manifestement déjà capable de donner l’orientation du résultat parce que les écarts sont très importants « .

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Toutefois, le diplomate est d’avis que  » si on veut une transition démocratique, il faut garantir un certain nombre d’éléments en termes de sécurité notamment au Président sortant. Jusqu’à une certaine limite, on ne peut pas lui garantir l’impunité « . Alors que les résultats des élections devraient être publiées depuis le 6 janvier 2019, compte tenu du calendrier électoral, la CENI tarde à délivrer le peuple. Aucune date n’est encore retenue pour la publication des résultats du vote qui s’est déroulé le 30 décembre 2018.