
L’épidémie d’Ebola poursuit sa progression en République Démocratique du Congo. Médecins Sans Frontières (MSF) estime que la propagation du virus dépasse désormais les capacités de la réponse sanitaire. Plus de 2 000 cas confirmés ont été recensés. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) et les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC) multiplient les initiatives pour freiner la maladie.
L’épidémie d’Ebola continue de s’étendre en République Démocratique du Congo (RDC). Selon les dernières données communiquées par les autorités sanitaires, 2 011 cas confirmés ont été enregistrés depuis la déclaration officielle de l’épidémie le 15 mai 2026. Le bilan fait également état de 754 décès liés à la maladie.
Une propagation qui touche plusieurs provinces
Face à cette évolution, Médecins Sans Frontières (MSF) appelle à un renforcement rapide de la riposte. L’organisation humanitaire indique que le virus poursuit sa propagation dans de nouvelles zones de santé et que les moyens actuellement mobilisés restent insuffisants pour contenir l’épidémie. L’épidémie concerne désormais plusieurs régions du pays.
Les autorités sanitaires recensent des cas dans les provinces du Haut-Uele, de l’Ituri, du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de la Tshopo. Selon les données officielles, le taux de létalité atteint 37,5% depuis le début de cette flambée épidémique. Les services de santé poursuivent les opérations de surveillance, d’identification des cas et de prise en charge des personnes infectées dans les différentes zones concernées.
MSF demande une accélération de la réponse
Médecins Sans Frontières estime que la progression du virus dépasse actuellement la capacité de la réponse médicale. L’organisation souligne que chaque retard dans le déploiement des ressources favorise l’apparition de nouveaux cas et complique davantage les opérations de contrôle.
Un responsable des programmes d’urgence de MSF, a indiqué que davantage de personnes étaient contaminées et que de nombreuses familles continuaient de perdre des proches. Il appelle à une mobilisation internationale renforcée afin d’améliorer l’accès aux soins contre Ebola ainsi qu’aux autres services de santé essentiels.
L’OMS observe une extension des zones touchées
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) signale également une progression géographique de l’épidémie. En l’espace d’une semaine, le nombre de zones de santé concernées est passé de 36 à 42. L’agence onusienne estime par ailleurs que l’ampleur réelle de l’épidémie pourrait être supérieure aux chiffres officiellement recensés.
Selon l’OMS, une partie importante des nouvelles contaminations provient de chaînes de transmission qui n’ont pas encore été clairement identifiées par les équipes de surveillance. Selon MSF, cette flambée est causée par le virus Ebola de souche Bundibugyo. L’organisation indique qu’en seulement deux mois, cette épidémie figure déjà parmi les plus importantes et les plus rapides jamais enregistrées pour cette variante du virus.
Africa CDC lance un essai clinique
Les autorités sanitaires poursuivent les investigations épidémiologiques afin d’identifier les personnes contacts, de renforcer les capacités de diagnostic et de limiter la propagation vers de nouvelles localités. Parallèlement aux opérations de prise en charge, les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC) ont annoncé le lancement d’un premier essai clinique en République Démocratique du Congo et en Ouganda.
Cette étude porte sur l’évaluation d’une prophylaxie post-exposition utilisant l’obeldesivir contre le virus Ebola. MSF demande également une augmentation des ressources consacrées à la lutte contre l’épidémie. L’organisation cite notamment le renforcement de la mobilisation communautaire, de la surveillance sanitaire, des capacités de dépistage et de diagnostic. Sans compter l’amélioration de la prise en charge des dépouilles et de l’organisation des enterrements conformément aux protocoles sanitaires.




