RDC : les rebelles du M23 veulent « un dialogue franc » avec le gouvernement


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Rebelles du M23
Des rebelles du M23

Les rebelles du M23 ont annoncé, ce dimanche 10 avril, leur retrait de leurs positions défensives d’avant le 6 avril 2022, en vue d’amorcer le dialogue avec les autorités congolaises. Cette annonce intervient après la reprise des affrontements entre ce mouvement rebelle et les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC).

C’est une nouvelle brèche que le Mouvement du 23 mars (M23) ouvre au gouvernement congolais à la suite d’un cessez-le-feu. Dans un communiqué, la direction de ce mouvement décide de se retirer, une fois de plus, de ses positions défensives d’avant le 6 avril 2022 « pour permettre la prise en charge de ses préoccupations à travers un dialogue franc et fructueux avec le Gouvernement de la République », lit-on dans le document. Ils ont  par ailleurs exprimé leur  intention « de remettre au Comité international de la Croix Rouge tous les éléments de l’Armée Nationale capturés sur la ligne de front en vue d’une prise en charge appropriée ».

Depuis le 28 mars, d’intenses affrontements entre les Forces Armées de la République Démocratique du Congo et le M23 sont signalés dans les collines du territoire de Rutshuru, dans la province du Nord-Kivu, dans la partie Est du pays. Ces combats ont causé des pertes en vies humaines de part et d’autre ainsi que le déplacement de plusieurs centaines de citoyens congolais en Ouganda.

Le 1er avril, les rebelles ont annoncé un premier « cessez-le-feu » pour favoriser le dialogue avec les autorités congolaises. Cependant, Kinshasa n’a pas répondu favorablement à cette option. 5 jours plus tard, les affrontements ont repris dans les mêmes zones entre les deux parties. A en croire les rebelle, l’option du dialogue au détriment de l’affrontement avec les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) s’inscrit dans le cadre d’un « règlement pacifique de la crise ».

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