RDC : la Présidentielle fixée au 27 novembre 2016

La prochaine élection présidentielle en République démocratique du Congo (RDC) est prévue pour le 27 novembre 2016, a annoncé, ce jeudi, la Commission électorale nationale indépendante (CENI).

Cette annonce était attendue depuis un long moment. La prochaine élection présidentielle en République démocratique du Congo (RDC) est prévue pour le 27 novembre 2016, a annoncé, ce jeudi la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Toutefois, elle a averti que la tenue de ce scrutin était conditionnée par un certain nombre de « contraintes ».

Selon la CENI, l’élection présidentielle, à laquelle le chef de l’État Joseph Kabila n’a plus le droit de se présenter, compte tenu de la Constitution congolaise, doit avoir lieu le même jour que les élections législatives. La CENI précise notamment que les élections locales et provinciales doivent se tenir au scrutin direct, en octobre 2015, ainsi que sur les Sénatoriales devant avoir lieu au scrutin indirect, en janvier 2016, jusqu’à la Présidentielle, rapportent les médias locaux.

La CENI affirme que la tenue de tous ces scrutins dépendrait d’un certain nombre de « contraintes devant être levées avant une date critique pour chacune d’elle ». Pour la Présidentielle et les Législatives, la CENI souligne que les contraintes suivantes vont devoir être respectées : l’exécution du plan de décaissement des fonds nécessaires à l’organisation des scrutins, la mise à jour du fichier électoral ou encore le vote et la promulgation du projet de la loi de répartition des sièges des députés sur le territoire national.

Pas sûr que cette annonce apaise la situation très tendue dans le pays autour de la prochaine Présidentielle. A l’origine de cette tension, le projet de révision de la loi électorale. L’opposition accuse en effet le pouvoir de manigances autour du calendrier électoral, lui permettant de retarder l’élection présidentielle pour rester plus longtemps à la tête du pays, alors même que la Constitution interdit au Président Joseph Kabila de briguer un nouveau mandat.