RDC : la libération des activistes de Flimbi emprisonnés exigée

L’organisation de défense des droits de l’Homme Human Rights Watch réclame la libération de sept activistes pro-démocratie, dont certains sont détenus depuis le 15 mars, suite à l’atelier organisé par le mouvement citoyen Flimbi, à Kinshasa.

Le 15 mars, l’Agence nationale de renseignements (ANR) de la République Démocratique du Congo a arrêté 30 activistes suite à l’atelier organisé par le mouvement citoyen congolais Flimbi à Kinshasa. Leur arrestation avait fait grand bruit puisque les responsables des mouvements sénégalais et burkinabè Yen a marre et du Balai citoyen avaient aussi été interpellés. Mais avec une pression internationale accrue et de leurs Etats respectifs, ces derniers avaient été relâchés. Ce qui n’est pas le cas de tous les membres et partisans de Flimbi. A ce jour, sept d’entre eux sont toujours placés en détention, dénonce l’organisation de défense des droits de l’Homme Human Rights Watch, qui réclame leur libération.

Elle dénonce aussi la répression de la manifestation visant à réclamer leur libération à Goma, dans le Nord-Kivu, dans l’est du pays. Selon l’ONG, « les forces de sécurité de la ville de Goma, à l’est du pays, ont passé à tabac et brutalement malmené des manifestants qui protestaient contre la répression gouvernementale, y compris en les torturant avec de l’eau ». D’après l’ONG, à Goma, le 7 avril, la police a appréhendé quatre autres personnes qui manifestaient pacifiquement contre les arrestations opérées à Kinshasa. Elles se trouvent à la prison centrale de Goma et sont inculpées d’incitation à des manquements envers l’autorité publique.

Depuis le 11 avril, plusieurs employés de Rawbank – y compris ceux qui avaient ouvert et géré un compte bancaire pour Filimbi – ont aussi été arrêtés ou interpellés par l’ANR. Au moins l’un d’entre eux est toujours détenu, ajoute l’ONG. « Il est inacceptable que les autorités congolaises arrêtent des manifestants pacifiques et passent à tabac ou torturent ceux qui protestent contre les actions répressives du gouvernement », a souligné Ida Sawyer, chercheuse senior à la division Afrique de Human Rights Watch. « Elles devraient immédiatement libérer les sept activistes ou les inculper d’un délit crédible et ouvrir une enquête sur les accusations de mauvais traitements ».