RDC : hausse de l’insécurité au Kivu et Katanga

Au vu de la situation sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), notamment dans la province du Nord-Kivu, la représentante du CICR à Kinshasa, Annick Bouvier, lance un appel aux groupes armés, entre autres les mutins du Mouvement du 23 mars (M23) et les miliciens Maï-Maï, : « Epargnez les populations civiles ! ». La province du Katanga (sud de la RDC) est également menacée.

« Epargnez les populations civiles ! ». C’est le message de la représentante du Comité International de la Croix-Rouge (CICR) à Kinshasa, Annick Bouvier, lancé aux groupes armés, entre autres les mutins du Mouvement du 23 mars (M23) et les miliciens Maï-Maï, qui sévissent actuellement dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), notamment dans la province du Nord-Kivu, ainsi que dans la province du Katanga, dans le sud de la RDC.

Et pour cause, « le sort de milliers de familles dans les provinces touchées par les conflits armés demeure tributaire du comportement des forces et groupes armés en présence », indique RFI.

Depuis mai 2012, les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) affrontent les mutins du Mouvement du 23 mars au Nord-Kivu. Un conflit qui a provoqué le déplacement de plus de 500 000 personnes. Le bilan meurtrier n’est pas encore établi.

Quant aux miliciens Maï-Maï, ils ne cessent les offensives aussi bien dans le Nord-Kivu que dans le Katanga : « Selon des sources locales cité par Radio Okapi, ces miliciens Maï-Maï, ont pris les villages de Mbene, Kauli Lac et Muramba, à environ 110 km au sud est de la ville de Butembo, sans aucun combat. Les miliciens imposent leur loi et des taxes aux villageois. Ils auraient également pris le contrôle de la position des gardes-parc de l’Institut congolais de conservation de la nature de Muramba », signale 45enord.ca.

Déploiement de la brigade de l’ONU

Le déploiement de la brigade d’intervention de la Mission de l’ONU en RDC (Monusco) a débuté. Les contingents tanzanien et sud-africain sont déjà arrivés à Goma. D’après le porte-parole militaire de la brigade d’intervention de la Monusco, Abdoulaye Diaye, « 75% des effectifs devant composer la brigade sont déjà arrivés » dans la capitale du Nord-Kivu, rapporte Radio Okapi.

Cette nouvelle force de combat sera chargée de « mener des opérations offensives ciblées » contre les rebelles qui sévissent à l’Est de la RDC, notamment le M23 et les miliciens Maï-Maï.

Au total, les forces onusiennes doivent atteindre le nombre de 3 000 soldats d’ici la fin de l’été.