RDC : des scientifiques africains intègrent le groupe d’experts de la commission « vérité et réconciliation sur le passé colonial belge »

Photo John Bompengo

Après les excuses du roi belge, Philippe, sur les actes de violences et les souffrances infligés aux peuples congolais pendant la période coloniale, et la proposition du président de la Chambre belge, Patrick Dewael, de la mise sur pied d’une commission parlementaire « vérité et réconciliation », vingt scientifiques africains et belges intègrent le groupe d’experts mis en place pour aider cette  commission à clarifier l’impact de la politique coloniale en République démocratique du Congo, au Rwanda et au Burundi.

Selon les médias belges, présidé par le professeur Guy Vanthemsche de la vrije universitat Brussel, l’historien congolais Isidore Ndaywel Nziem de l’Université de Kinshasa à la vice-présidence, et la politologue Nadia Nsayi au secrétariat, ce groupe d’experts va travailler durant les vacances parlementaires, en Belgique, et remettre ses conclusions à la Commission de la Chambre des représentants, le 15 septembre prochain.

Ce groupe va clarifier le degré d’unanimité scientifique concernant le passé colonial belge, expliquer la recherche scientifique sur la relation entre ce passé et le racisme, la xénophobie et l’intolérance. Il aura également la mission de couvrir l’ensemble de la politique coloniale belge. Ce groupe devra ainsi examiner comment les victimes peuvent être impliquées dans cette étude et quelles seront les conséquences juridiques et financières.

Jacob Sabakinu de l’Université de Kinshasa, Bambi Ceuppens, spécialiste dans l’histoire coloniale et les arts visuels, Zana Etambala, de l’Université de Kinshasa, Bob Kabamba de l’Université de Liège, Jean Tshonda, chercheur au Musée Royal d’Afrique Centrale, Olivia Rutezibwe de l’Université de Portsmouth, Jacob Sabakinu de l’Université de Kinshasa et Dantes Singiza du Musée Royal d’Afrique Centrale, sont les scientifiques africains qui composent cette équipe d’experts.

Cette commission va-t-elle guérir les blessures des congolais victimes des colons belges ? Rapprochera-t-elle le deux peuples, dont l’un a le remord alors que l’autre crie « Justice et restitution des biens ». Vient-elle ouvrir une brèche au pouvoir belge pour une nouvelle forme de mainmise sur la sous-région des Grands Lacs après plusieurs décennies ?  Affaire à suivre !