RDC : ambiance meurtrière dans le quartier Binza Ozone, à Kinshasa

Depuis un mois, le quartier Binza Ozone, à Kinshasa, est en proie à des meurtres orchestrés par des individus identifiés comme des policiers. La nuit dernière, quatre personnes ont été tuées.

Près de dix personnes sont mortes, tuées en l’espace d’un mois, dans le quartier Binza Ozone, une commune de Ngaliema à Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC). Dans la nuit de dimanche à lundi, entre 4 et 5 heures du matin, quatre personnes ont été tuées par balles. Selon des témoignages, trois des quatre victimes ont été assassinées dans la cité des Anciens combattants par des hommes armés et en uniformes de policier.

Le groupe d’individus armés à exigé de l’argent aux victimes avant de leur tirer dessus. Deux sont morts sur le coup, et un troisième, un mineur, a été conduit à l’hôpital avant de succomber à ses blessures. La quatrième victime est une femme qui a été tuée sur la route de Matadi, à Binza Ozone. Ces meurtres interviennent alors que le quartier est quadrillé par les forces de l’ordre. Les habitants du quartier se remettaient tout juste de la mort d’une femme tuée dans le même secteur, une semaine plus tôt, indique Radio Okapi. Les politiques sont également pris pour cibles par ces hommes armés. Il y a trois semaines, un député, Lajos Bidiu, du Mouvement de Libération du Congo (MLC), est lui aussi tombé sous les balles de ces groupes armés.

Le commissaire général Jean de Dieu Oleko, fonctionnaire à Kinshasa, affirme qu’un des criminels du réseau a été arrêté. « Ce cas va nous permettre d’éradiquer ce réseau à très court terme », a-t-il déclaré. La phase 2 de l’opération « Likofi » (Coup de poing) a été lancé. Elle consiste à arrêter tous les militaires et policiers impliqués dans ces tueries.

« Lorsque nous analysons les infractions telles que les vols à main armée, on nous a fait voir qu’il y aussi des policiers et des militaires […] Alors, cette opération que nous lançons aujourd’hui se focalise sur nous-mêmes. Nous nous remettons en cause », a conclu le commissaire Oleko.