Rachida Dati sortie de l’ombre par sarkozy

Rachida Dati, de nouveau sur le devant de la scène politique. Nicolas Sarkozy a invité lundi l’ancienne garde des sceaux à assurer la première partie de son meeting sur le thème du travail à Lille. Une main tendue inespérée pour Rachida Dati engagée depuis plusieurs mois dans un bras de fer avec François Fillon.

Rachida Dati vers un retour en grâce au sein de l’UMP ? L’actuelle maire du VIIe arrondissement de Paris a été conviée lundi par Nicolas Sarkozy pour participer à son premier meeting sur le thème du travail à Lille. Obligation stratégique ou sincère conviction ? « Rachida Dati est pleinement engagée pour la réélection de Nicolas Sarkozy. Sa popularité est intacte », estime Emanuelle Dauvergne, proche conseillère du président français, rapporte Le Figaro.

Si en 2007 elle avait été nommée porte-parole du candidat, cette fois-ci elle n’a officiellement obtenu aucun titre dans la campagne. Elle semble pourtant prête à aller au front pour la bataille présidentielle. Mais sa hargne sera-t-elle suffisante pour retrouver à nouveau une légitimité au sein de l’UMP ? Rien n’est moins sûr. Selon les proches du députe européen Brice Hortefeux et du Premier ministre François Fillon, la participation de Rachida Dati au meeting de Lille était nécessaire car « il fallait la traiter pour la calmer », « le président fait son boulot de rassembleur. Ça ne change rien pour Paris », ont-ils indiqué.

Rachida Dati toujours candidate

Maire du VIIe arrondissement de Paris, Rachida Dati, n’a toujours pas digérée l’investiture par l’UMP de François Fillon dans la deuxième circonscription de Paris (Ve, VIe et VIIe). « Ce n’est pas du tout une candidature de reconquête, c’est une candidature de pantouflage », avait-elle déclaré le 13 janvier sur RTL. « Je considère qu’elle nuit à la campagne de Nicolas Sarkozy, qui a besoin d’unité, de sérénité », a-t-elle ajouté, assurant que François Fillon ne l’a « jamais appelée, ni informée ».

En tous cas, Rachida Dati a confirmé qu’elle maintenait sa candidature indiquant qu’elle souhaitait représenter « tous ceux qui ne sont pas des héritiers de la politique ou ne bénéficient pas d’un système de cooptation politique. L’honneur est vraiment de mon côté ».

Rachida Dati peut toutefois compter sur le soutien d’Emmanuelle Mignon, proche conseillère du président Sarkozy. Selon cette dernière, « elle incarne l’espérance auprès des gens peu visibles et qui réalisent le chemin possible à parcourir pour être ministre de la Justice ou faire de la politique…».