Qui peut résister au rythme de Nahawa Doumbia ?

La voix sereine de Nahawa Doumbia, la grande chanteuse malienne, a réchauffé le coeur de Paris, jeudi soir. Son concert au New Morning a été une réussite. Atmosphère, atmosphère…

Nahawa Doumbia est une star dans son pays, le Mali, où ses concerts rassemblent des centaines de fans. Jeudi soir, au New Morning, ils étaient nettement moins nombreux. Qu’à cela ne tienne ! La chanteuse et ses musiciens ont relevé le défi de faire danser tout ce petit monde hétéroclite -mais plutôt amorphe- avant la fin de la nuit.

La formation musicale est simple mais efficace. Bassiste et guitariste, d’une sobriété exemplaire, accompagnent harmonieusement le jeu des deux percussionnistes, légèrement plus déjantés. Tous nous ont offert une rencontre chaleureuse avec les rythmes africains, la culture malienne et la danse.

Toute résistance est inutile

Car Nahawa-la-belle, avec son air mutin et sa magnifique robe traditionnelle, n’hésite pas à remonter avec grâce tous ses frous-frous et à déchausser ses délicats escarpins pour danser à son aise et se faire la reine du rythme, dans la plus pure tradition africaine. Le couple coincé, l’Africaine aguicheuse, le Français raide et maladroit, le globe-trotter revenu de tout, ou le Malien pure souche n’ont pas eu le choix.

La voix puissante, au timbre un peu railleur de Nahawa, a mis fin à toutes les réticences : les corps se sont faits plus souples, les gestes plus harmonieux, et pour finir, les plus téméraires sont montés sur scène aux côté de la diva. Déhanchements suggestifs et poses langoureuses ont transporté pour quelques heures la salle parisienne en plein coeur de la brousse. Là où le rythme est roi.

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