Quand le Niger et le Cameroun deviennent les nouvelles cibles de Boko Haram

Le groupe terroriste Boko Haram a encore frappé au Cameroun, ce dimanche. Ce même jour, les éléments d’Abubakar Shekau avaient aussi lancé l’assaut contre le Niger. Deux nouvelles cibles de Boko Haram, après le Nigeria où le groupe a déjà installé la peur.

Ce sont 20 Camerounais, passagers d’un bus, qui ont été enlevés par des combattants du groupe terroriste nigérian Boko Haram, dimanche 8 février 2015, dans l’Extrême-nord du Cameroun. Les ravisseurs ont ensuite exécuté 12 d’entre eux. Avec cette attaque, Boko Haram a ouvert deux fronts, ce dimanche.

En effet, alors que les membres du groupe terroriste étaient revenus à la charge au Niger, où ils livraient des combats sans merci contre l’armée nigérienne appuyée par les soldats tchadiens, Boko Haram avait aussi déployé une autre unité du côté du Cameroun. Celle-ci a lancé l’assaut contre un bus et enlevé 20 personnes pour ensuite exécuter les 12. Si les terroristes qui étaient au Cameroun ont réussi leur coup, ceux qui étaient au Niger ont souffert jusque dans leur chair, car ils étaient confrontés à une solide résistance pilotée par l’armée nigérienne, qui a reçu le soutien sans faille des forces tchadiennes présentes au Niger.

Cette assaut lancé au Cameroun intervient deux jours après la déroute du groupe terroriste qui avait perdu 109 hommes au Niger où les disciples dAbubakar Shekau avaient été malmenés, vendredi 6 février 2015, par les armées nigérienne et tchadienne. Le mardi 3 février 2015, Boko Haram avait enregistré de très lourdes pertes, avec près de 200 hommes abattus par l’armé tchadienne, à la frontière entre le Cameroun et le Nigeria.

Avec ces assauts du groupe terroriste durant cette seule semaine, Boko Haram a carrément affiché ses ambitions : installer la peur et semer la pagaille au Cameroun et au Niger, comme il l’a réussi au Nigeria, au point de faire reporter les élections. Alors que l’Union Africaine a décidé de prendre les devants et de déployer 8 700 hommes pour barrer la route au groupe terroriste, Abubakar Shekau minimise l’effectif et menace de les capturer et de les exécuter un à un. Pendant ce temps, sa tête est mise à prix par les Etats-Unis qui offrent millions de dollars à celui qui aidera à le redoutable Shekau.