Promotion des droits de la femme et réduction des inégalités femmes-hommes : enjeux majeurs pour le développement du Gabon

Ali Bongo et sa ministre de la Défense

Les droits de la femme et la réduction des inégalités Femme-Homme sont des enjeux majeurs pour toutes les démocraties, pour le développement des droits humains mais aussi pour le progrès économique. Elles constituent des prérequis à une croissance soutenable et durable.

Si le Gabon peut, dans ce contexte, s’appuyer sur des acquis réels pour améliorer la situation des femmes –renforcement régulier ces dernières années de la réglementation et émergence de personnalités féminines fortes dans la vie politique du pays, taux de scolarisation au primaire parmi les plus élevés d’Afrique –d’importantes inégalités juridiques, sociales et économiques Femme-Homme subsistent encore. En ce sens, des propositions concrètes, élaborées conjointement par les cabinets Roland Berger et Norton Rose Fulbright, furent présentées mercredi 30 septembre dernier au gouvernement gabonais ainsi qu’à la société civile.

Les travaux menés, résultat d’un processus de concertation de plus d’un an entre acteurs publics, privés et associatifs ont permis de faire émerger six domaines d’actions clés : les violences faites aux femmes, l’éducation, la santé, le droit de la famille, l’émancipation économique et l’émancipation politique. Ce plan d’action propose de faire du Gabon un modèle d’égalité Femme-Homme et des droits des femmes en Afrique. Pour y parvenir, une feuille de route, structurant la mise en place de 33 mesures sur 3 ans et permettant de toucher 1,8 millions de bénéficiaires accompagne la proposition.

Parmi les principales recommandations, le rapport souligne notamment l’importance de corriger l’asymétrie des droits et les dispositions discriminatoires dans le domaine du droit de la famille au Gabon. Il révèle également la nécessité de mettre en œuvre un système législatif, juridique et social pour protéger les victimes de violence, facilitant l’accueil des victimes dans les commissariats de police, créant des cliniques juridiques pour aider les victimes à porter plainte et des refuges pour accueillir les mères victimes et leurs enfants, les aidant ainsi à accéder à l’indépendance économique.

La proposition de créer un Observatoire des droits des femmes s’inscrit également dans la volonté de soutenir le déploiement de cette stratégie nationale avec un outil de suivi des indicateurs de progrès dans le domaine des droits des femmes. Si la place qu’occupent les femmes s’est avérée aussi essentielle que fragilisée face au Covid-19, le Gabon, en validant ce plan, a ainsi pris la décision de parier sur l’égalité des genres pour sa relance économique et sociale.