Présidentielle-Tunisie : la victoire d’Essebsi synonyme de violences

La Tunisie a un nouveau Président. Le candidat de Nidaa Tounès, Beji Caïd Essebsi, a remporté la Présidentielle avec 55,68 % des voix face au Président sortant, Moncef Marzouki. Une victoire qui n’est pas du goût de la population du sud tunisien où des violences ont éclaté.

La victoire de Beji Caïd Essebsi au second tour de la Présidentielle en Tunisie n’enchante pas le sud du pays. En effet, dès l’annonce de sa victoire, des violences ont éclaté dans les principales villes du sud de la Tunisie. Le calme est cependant revenu, ce mardi.

Une victoire entachée de violences

A l’issue du scrutin dimanche, Beji Caïd Essebsi a revendiqué sa victoire. Des heurts ont alors éclaté à El Hamma, au sud, rapporte RFI. Des violences qui se sont intensifiées lundi après l’annonce des résultats partiels, obligeant les forces de l’ordre à intervenir. Des violences qui s’étendent dans la région, notamment à Ben Guedane, proche de la frontière libyenne, où la police est intervenue avec des gaz lacrymogènes.

Le mécontentement de la partie de cette population est tel que le local du parti anti-islamiste Nidaa Tounès a été attaqué, à Tataouine. Les adhérents de Nidaa Tounès ont été pris pour cible à coup de pierres, selon le député du parti, Taieb Medeni. Afin d’éviter que les heurts se multiplient, les partisans d’Essebsi n’ont pas riposté. Des proches du candidat vaincu, Moncef Marzouki, ont appelé au calme. Un appel qui a fait écho auprès de la population du sud.

A l’issue de sa victoire, le nouveau résident du Palais de Carthage s’est dit être le Président de tous les Tunisiens.