Présidentielle Mali : faible participation au second tour car IBK a déjà gagné?

Le second tour de la Présidentielle au Mali s’est déroulé ce dimanche sans incident, selon les observateurs. En revanche le taux de participation semble beaucoup moins important qu’au premier tour. Les dés seraient-ils déjà jetés en faveur d’Ibrahima Boubacar Keita (IBK) pour le moment largement en tête face à Soumaila Cissé?

Les Maliens sont désormais dans l’attente des résultats du second tour de la Présidentielle qui s’est déroulé sans incident, selon les observateurs. En revanche le scrutin n’a pas suscité l’engouement espéré contrairement au premier tour. L’affluence dans les bureaux de vote a été beaucoup moins importante. D’après certains chefs de bureaux de vote à Bamako, la capitale malienne, la participation n’atteignait pas la moitié du record de 48,98% obtenu au premier tour le 28 juillet. Une participation au premier tour d’ailleurs jugée historique par le Président de transition, Dioncounda Traoré. De même dans le nord du pays à Gao, Kidal et Tombouctou, où le scrutin s’est tenu pacifiquement, mais avec des votes timides selon un responsable administratif.

Les dés déjà jetés…

Il faut aussi dire que le vote a été perturbé par de forte intempéries dans le sud du pays, surtout à Bamako. Pour cette étudiante qui s’est confiée à l’AFP, la pluie ne doit pas empêcher les électeurs d’accomplir leur devoir de citoyen car c’est « l’avenir du Mali qui est en jeu ». Pour ce restaurateur «ce n’est pas à cause de la pluie seulement». Selon lui, « les Maliens ont compris que le jeu est déjà fait et qu’IBK va gagner. Ce n’est plus la peine de sortir sous la pluie pour voter, mais ça peut être préjudiciable à la qualité de l’élection».

Une faible participation au vote qui ne devrait en effet pas être à l’avantage de Soumaila Cissé, qui a été largement devancé par Ibrahima Boubacar Keita (IBK) au premier tour, qui a obtenu 39,24% des voix face à son rival 19,44%. Depuis le début du scrutin, ils se sont démarqués par rapport à leurs concurrents. Celui qui sera élu à la tête du pays aura face à lui un immense chantier.

Le Mali mise beaucoup sur son prochain Président qui devra trouver une solution de sortie de crise qui mine le pays depuis que les groupes terroristes se sont emparés du nord avant d’être chassés par les troupes françaises et africaines.