Présidentielle en Guinée : la Ceni propose la date du 31 octobre

Le général Siaka Toumany Sangaré, le nouveau président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) a proposé ce mardi le 31 octobre comme date du second tour de l’élection présidentielle en Guinée. Le scrutin, prévu initialement le 24 octobre dernier avait été reporté ce vendredi. Cellou Dalein Diallo s’y est opposé alors qu’Alpha Condé n’y voit, lui, aucune objection.

La Guinée pourrait organiser le second tour de l’élection présidentielle dès le 31 octobre, selon le président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), le général Siaka Toumany Sangaré. Il a proposé cette date au cours d’une rencontre ce mardi dans la salle des plénières du Conseil national de transition (CNT). « Etant donné que les dysfonctionnements techniques sont corrigés et après s’être entretenu hier (lundi 25 octobre ndlr) avec le président de la transition le général d’armée Sékouba Konaté, la Ceni propose la date du 31 octobre pour la tenue du second tour de l’élection présidentielle dont le premier tour s’était déroulé le 27 juin dernier », a-t-il déclaré.

Les deux candidats en lice, Cellou Dalein Diallo et Alpha Condé, n’ont pas tardé à réagir. Pour le président de l’Union des forces démocratiques (UFDG), « le 31 est trop proche ». Selon lui, « la situation requiert, qu’on se donne le temps pour panser les plaies et restaurer la confiance entre les communautés avant de se lancer dans l’organisation de ce second tour qui comporte déjà suffisamment de risques ». Il a insisté sur le fait que suite aux récentes tensions, « les fondements de la République » et les « principes de l’unité nationale tels que prévus dans la loi fondamentale » avaient été touchés. L’Est et le Sud-est du pays ont en effet été marqués ce week-end par des nombreuses violences entre partisans des deux candidats.

Le chef de la junte doit trancher

Alpha Condé a, lui, assuré n’avoir « aucun problème avec la date du 31 octobre ». Le leader du Rassemblement pour la Guinée (RPG) et candidat de l’alliance Arc-en-ciel n’a émis qu’une seule exigence : la mise en place d’un comptage et d’une centralisation manuelles des votes. Dix-sept ordinateurs ont été volés dans les locaux de la Ceni, la semaine dernière. Organiser ce scrutin dans les plus brefs délais est primordiale pour Alpha Condé. « Cela fait deux ans que le pays est privé de toute aide internationale tant bilatérale que multilatérale. Car, tout le monde dit qu’il n’est pas prêt à aider la Guinée tant qu’il n’y aura pas d’élection », a-t-il argué, mardi au Palais du peuple de Conakry.

Le 31 octobre est une proposition qui doit être validée par le général Sékouba Konaté, le président par intérim de la junte guinéenne, à qui appartient la décision finale.