Présidentielle au Mali : le candidat Dramane Dembelé « courtise » les Maliens du Gabon

Le gymnase d’Oloumi, dans le 5e arrondissement de Libreville, a fait le plein lundi, lors du meeting de Dramane Dembelé de l’Alliance pour la démocratie au Mali (ADEMA), candidat à la Présidentielle malienne du 28 juillet prochain. L’homme politique, qui a sollicité les voix de ses compatriotes du Gabon, a dit vouloir démocratiser l’éducation et surtout combattre l’injustice sociale.

Dramane Dembelé, 46 ans, candidat à la Présidentielle malienne dont le premier tour est fixé au 28 juillet prochain, a lancé lundi une opération de charme envers l’électorat malien du Gabon. Cela s’est passé dans un gymnase d’Oloumi plein à craquer. « Mon projet de société est un projet de réparation sociale. La première injustice aujourd’hui, c’est l’échec scolaire au Mali. Et l’échec scolaire d’aujourd’hui, c’est l’échec économique de demain (…). Notre combat est d’instaurer la chance républicaine, que l’école et l’éducation soient un facteur de correction de l’injustice et de l’inégalité à la naissance. Notre projet, c’est aussi la justice entre toutes les régions. Ce que nous avons vécu au nord, c’est l’injustice régionale. On va se battre pour sédentariser les ressources au nord, pour qu’il y règne un sentiment d’appartenance à la communauté », a déclaré le candidat.

Dramane Dembelé a promis aussi de développer les infrastructures de son pays et construire des équipements collectifs dans toutes les régions du Mali. Il a évoqué également le sujet de la sécurisation de son pays. « Nous allons armer la République pour désarmer ceux qui veulent diviser et agresser le Mali », a-t-il soutenu. Il a promis également, s’il est élu à la magistrature suprême, de faire de la réconciliation nationale et l’unité de son peuple une priorité. « Les frères Maliens doivent se parler entre eux. Le principe de l’unité et de la réconciliation nationale est au dessus des rébellions et des religions », a-t-il lancé.

Pour «un Mali uni»

Les responsables des regroupements de femmes, de jeunes et une bonne partie des Maliens de Libreville ont promit leurs voix au candidat de l’ADEMA, affectueusement appelé « Candidat des jeunes ». Non sans avoir égrené une série de doléances liées à l’amélioration des conditions de vie des Maliens, au retour à la paix définitive au Mali , à la lutte contre la corruption, la confiscation des droits sociaux et le chômage des jeunes. Ils ont réclamé aussi le droit à l’éducation pour tous et la mise en place des facilitations pour le retour, l’insertion et la réinsertion des immigrants. « Nous voulons un Mali uni, juste, débarrassé du cancer de la corruption, des détournements de fonds, de la déperdition de nos mœurs et coutumes qui faisaient hier notre fierté. Le tissu économique malien en lambeaux, l’indiscipline caractérisée de notre jeunesse, le gain facile, le refus de l’effort, la vie de dépravation… sont des maux à corriger urgemment», a interpellé Cheick Abdoul Tamba Sylla, président du Comité de soutien au candidat.

Il y a deux semaines, un autre candidat à la Présidentielle malienne, Soumaila Cissé, était au Gabon pour tenter, de son côté, de convaincre l’électorat malien de ce pays qui abrite selon certaines sources, la plus forte communauté malienne d’Afrique. Ils seraient en effet 17.000 Maliens à vivre au Gabon, selon les mêmes sources.