Présidentielle au Ghana : John Mahama conteste sa défaite face à Nana Akufo-Addo

John Dramani Mahama

Au Ghana, alors que le NPP gagne 137 sièges au Parlement, contre 136 pour le NDC, le candidat malheureux, John Dramani Mahama, conteste vivement les résultats de la Présidentielle, dans ce pays d’Afrique de l’Ouest.

Au lendemain de la victoire de Nana Akufo-Addo, à l’élection présidentielle du Ghana, la Commission électorale a annoncé les résultats parlementaires certifiés dans 275 circonscriptions. Selon un communiqué publié par la CE, hier jeudi, le Nouveau Parti patriotique a remporté 137 sièges au Parlement tandis que le Congrès national démocratique a remporté 136 sièges.

Un candidat indépendant a cependant remporté un siège au Parlement tandis qu’un résultat exceptionnel n’a pas encore été fourni par la circonscription de Sene West. La région Ashanti a remporté le plus de sièges avec 42 pour le NPP tandis que le NDC a gagné 20 sièges de la région du Grand Accra.

Le président de la Commission électorale, Jean Mensa, a annoncé, mercredi 9 décembre, que Nana Addo Dankwa Akufo-Addo du Nouveau Parti patriotique avait eu 6 730 413 voix, soit 51,595% des suffrages, tandis que John Dramani Mahama du Congrès démocratique national en avait recueilli 6 214 889 votant, soit 47,366%, lors de la 8ème élection dans la 4ème République, alors que 12 candidats étaient en compétition.

Toutefois, le candidat de l’opposition au Ghana John Mahama conteste sa défaite à la Présidentielle face au Président sortant Nana Akufo-Addo, réélu pour un second mandat selon les résultats officiels. « Il était clair au vu des résultats légalement exprimés que le Congrès national démocratique avait remporté les élections présidentielle et parlementaires », a-t-il déclaré. « Nous n’accepterons pas les résultats frauduleux de ces élections et nous prendrons toutes les mesures légitimes pour inverser cette injustice », a-t-il poursuivi.

« De nombreuses mesures ont été prises pour manipuler les résultats de l’élection en faveur du Président sortant », a déclaré John Mahama, dénonçant notamment une forte présence militaire déployée lors du dépouillement pour « intimider » et « inverser les résultats ».